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<title>Programme spatial français</title>
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<h1 id="firstHeading" class="firstHeading mw-first-heading"><span class="mw-page-title-main">Programme spatial français</span></h1>
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</div>
<div id="mw-content-text" class="mw-body-content mw-content-ltr" lang="fr" dir="ltr"><div class="mw-content-ltr mw-parser-output" lang="fr" dir="ltr"><p>Le <b>programme spatial français</b> regroupe l'ensemble des activités spatiales civiles ou militaires françaises. Celles-ci s'exercent majoritairement depuis les années 1970 dans un cadre multinational, en particulier au sein de l'<a href="Agence_spatiale_europ%C3%A9enne" title="Agence spatiale européenne">Agence spatiale européenne</a> (ASE ou ESA en anglais) qui coordonne le <a href="Programme_spatial_europ%C3%A9en" class="mw-redirect" title="Programme spatial européen">programme spatial européen</a>. Le <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">Centre national d'études spatiales</a> (CNES) est chargé de mettre en œuvre la politique spatiale et dispose à cet effet d'un budget de 1&nbsp;698&nbsp;millions d'euros en 2004 dont <span class="nowrap">685 millions</span> sont reversés à l'Agence européenne au titre des programmes menés sous sa tutelle<sup id="cite_ref-1" class="reference"><a href="#cite_note-1"><span class="cite-bracket">[</span>1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En 2011, le budget du CNES est de <span class="nowrap">2,015 milliards</span> d'euros dont <span class="nowrap">755 millions</span> reversés à l'ESA. En 2012, le budget du CNES diminue à <span class="nowrap">1,911 milliard</span> d'euros pendant que la contribution à l'ESA augmente à <span class="nowrap">770 millions</span><sup id="cite_ref-2" class="reference"><a href="#cite_note-2"><span class="cite-bracket">[</span>2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le programme spatial français bénéficie d'investissements importants à compter des années 1960 par la volonté d'atteindre une autonomie nationale ce qui lui permet de jouer un rôle moteur lorsqu'une véritable politique spatiale européenne peut être mise en place. Le budget spatial français, bien que stagnant depuis le début des années 2000 en euros constants<sup id="cite_ref-3" class="reference"><a href="#cite_note-3"><span class="cite-bracket">[</span>3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, est toujours en absolu le plus important des pays membres de l'Agence spatiale européenne.
</p><p>Les principaux programmes en cours dans le cadre européen concernent les évolutions du lanceur européen <span class="nowrap"><a href="Ariane_5" title="Ariane 5">Ariane 5</a></span>, la préparation du <a href="Centre_spatial_guyanais" title="Centre spatial guyanais">Centre spatial guyanais</a> à l'arrivée des lanceurs Vega et Soyouz fin 2009, la participation à la <a href="Station_spatiale_internationale" title="Station spatiale internationale">Station spatiale internationale</a> (<a href="V%C3%A9hicule_automatique_de_transfert_europ%C3%A9en" title="Véhicule automatique de transfert européen">cargo ATV</a>,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>) et au <a href="Programme_Artemis" title="Programme Artemis">programme Artemis</a>, les télescopes spatiaux (en 2009, <a href="Herschel_(t%C3%A9lescope_spatial)" title="Herschel (télescope spatial)">Herschel</a> et <a href="Planck_(satellite)" class="mw-redirect" title="Planck (satellite)">Planck</a>), plusieurs <a href="Satellite_d'observation_de_la_Terre" title="Satellite d'observation de la Terre">satellites d'observation de la Terre</a> et la mise en place du <a href="Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)" title="Galileo (système de positionnement)">système de navigation Galileo</a>. En l'absence de <a href="Politique_de_s%C3%A9curit%C3%A9_et_de_d%C3%A9fense_commune" title="Politique de sécurité et de défense commune">défense européenne</a>, plusieurs satellites à usage militaire (observation, alerte, télécommunications,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>) sont développés dans un cadre purement national ou en coopération avec un ou deux autres pays. D'autres programmes sont menés en collaboration notamment avec les <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, l'<a href="Inde" title="Inde">Inde</a> et la <a href="Chine" title="Chine">Chine</a>.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Historique">Historique</h2></div>

<p>Le programme spatial français prend véritablement naissance en 1961 lorsque le <a href="Charles_de_Gaulle" title="Charles de Gaulle">général de Gaulle</a> décide de lancer la construction du lanceur <a href="Diamant_(fus%C3%A9e)" title="Diamant (fusée)">Diamant</a> tout en créant le <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">Centre national d'études spatiales</a> (CNES) chargé de coordonner les activités spatiales françaises. Mais le programme spatial français hérite à l'époque d'un ensemble de réalisations démarrées dès la fin de la <a href="Seconde_Guerre_mondiale" title="Seconde Guerre mondiale">Seconde Guerre mondiale</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Les_premières_fusées"><span id="Les_premi.C3.A8res_fus.C3.A9es"></span>Les premières fusées</h3></div>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="L'héritage_allemand_(1945-1946)"><span id="L.27h.C3.A9ritage_allemand_.281945-1946.29"></span>L'héritage allemand (1945-1946)</h4></div>

<p>À la fin des années 1930, l'<a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a> tente de contourner les limites imposées par le <a href="Trait%C3%A9_de_Versailles" title="Traité de Versailles">traité de Versailles</a> à son armement et investit massivement dans la recherche sur les <a href="Fus%C3%A9e_(astronautique)" title="Fusée (astronautique)">fusées</a> en espérant développer des <a href="Arme" title="Arme">armes</a> susceptibles de lui fournir une supériorité militaire. Ce faisant, elle effectue des percées majeures dans le domaine de la <a href="Propulsion_spatiale" title="Propulsion spatiale">propulsion</a> des fusées, du <a href="Navigation_inertielle" title="Navigation inertielle">guidage inertiel</a> et de l'<a href="A%C3%A9rodynamique" title="Aérodynamique">aérodynamique</a>. Le <a href="Missile_balistique" title="Missile balistique">missile balistique</a> sol-sol <a href="V2_(missile)" title="V2 (missile)">V2</a> mis au point en 1944 est un échec militaire car cette arme très coûteuse ne permet de lancer que quelques milliers de tonnes d'<a href="Explosif" title="Explosif">explosifs</a> sur des objectifs non ciblés&nbsp;: un tonnage inférieur à ce que larguait chaque semaine les <a href="Bombardier_(avion)" title="Bombardier (avion)">bombardiers</a> placés sous commandement britannique<sup id="cite_ref-4" class="reference"><a href="#cite_note-4"><span class="cite-bracket">[</span>4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Mais la fusée V2 dispose déjà de tous les composants des futurs <a href="Lanceur_(astronautique)" title="Lanceur (astronautique)">lanceurs spatiaux</a> avec un <a href="Moteur-fus%C3%A9e" title="Moteur-fusée">moteur-fusée</a> de 25&nbsp;tonnes de poussée consommant des carburants liquides entraînés par une <a href="Turbopompe" title="Turbopompe">turbopompe</a>, son <a href="Gyroscope" title="Gyroscope">gyroscope</a> et son système de pilotage automatique sophistiqué. Avant même la fin de la guerre, les spécialistes des <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, de l'<a href="URSS" class="mw-redirect" title="URSS">URSS</a> et du <a href="Royaume-Uni" title="Royaume-Uni">Royaume-Uni</a>, conscients du potentiel de cette arme associée avec la <a href="Bombe_A" title="Bombe A">bombe atomique</a>, ratissent l'Allemagne occupée et mettent la main sur les fusées et pièces détachées existantes, les plans et les spécialistes allemands. Les Américains réussissent à convaincre les principaux <a href="Ing%C3%A9nieur" title="Ingénieur">ingénieurs</a> de travailler pour eux et embarquent la majorité des fusées achevées et en état de marche&nbsp;: ces hommes forment le noyau de spécialistes à l'origine du <a href="Programme_spatial_des_%C3%89tats-Unis" title="Programme spatial des États-Unis">programme spatial des États-Unis</a> et le premier missile balistique américain <a href="PGM-11_Redstone" title="PGM-11 Redstone">Redstone</a> va s'inspirer fortement de la fusée V2. Les Russes débauchent un gros contingent de techniciens de rang inférieur et font reconstruire une trentaine de V2 dans l'usine allemande qui les fabrique<sup id="cite_ref-5" class="reference"><a href="#cite_note-5"><span class="cite-bracket">[</span>5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;: ils s'en inspirent fortement pour mettre au point leurs missiles balistiques à l'origine de leurs lanceurs spatiaux.
</p><p>Les représentants des armées <a href="France" title="France">françaises</a> n'arrivent à récupérer ni fusée V2 complète ni documentation véritablement exploitable. Mais la <a href="Direction_des_%C3%A9tudes_et_fabrications_d'armement" title="Direction des études et fabrications d'armement">direction des études et fabrications d'armement</a> (DEFA), service de l'Armée de terre, réussit à embaucher en 1946 plus d'une centaine de spécialistes allemands dont certains viennent d'être libérés par les Britanniques, qui renoncent à poursuivre leurs investigations sur le V2<sup id="cite_ref-6" class="reference"><a href="#cite_note-6"><span class="cite-bracket">[</span>6<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ces techniciens, dits Techniciens Anciens de <a href="Peenem%C3%BCnde" title="Peenemünde">Peenemünde</a> (TAP) sont rassemblés à <a href="Vernon_(Eure)" title="Vernon (Eure)">Vernon</a> avec leur famille. Ils sont affectés à un nouvel organisme de recherche créé pour la circonstance le <time class="nowrap" datetime="1946-05-17" data-sort-value="1946-05-17">17 mai 1946</time>, le <a href="Laboratoire_de_recherches_balistiques_et_a%C3%A9rodynamiques" title="Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques">Laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques</a> (LRBA) avec un encadrement français initialement très léger<sup id="cite_ref-7" class="reference"><a href="#cite_note-7"><span class="cite-bracket">[</span>7<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le LRBA qui comprend également le Laboratoire de Saint-Louis et l'ancien Établissement d'expériences techniques de Versailles-Satory a pour mission l'étude et la mise au point des futurs missiles de l'Armée de Terre. Parmi les spécialistes recrutés figurent <a href="Karl-Heinz_Bringer" title="Karl-Heinz Bringer">Karl-Heinz Bringer</a>, futur créateur du <a href="Viking_(moteur-fus%C3%A9e)" title="Viking (moteur-fusée)">moteur Viking</a> des lanceurs <a href="Ariane_(fus%C3%A9e)" title="Ariane (fusée)">Ariane</a>, <a href="Helmut_Habermann" title="Helmut Habermann">Helmut Habermann</a>, d'origine autrichienne, qui développe plus tard le <a href="Palier_magn%C3%A9tique" title="Palier magnétique">palier magnétique</a> et Otto Müller, spécialiste du guidage.
</p><p>L'industrie astronautique française va bénéficier aussi de tels spécialistes, dont le <a href="Centre_spatial_de_Cannes_-_Mandelieu" title="Centre spatial de Cannes - Mandelieu">Centre spatial de Cannes - Mandelieu</a> qui accueille Karl Thorn dans les années 1950<sup id="cite_ref-8" class="reference"><a href="#cite_note-8"><span class="cite-bracket">[</span>8<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Super_V2_et_missile_PARCA_(1946-1958)"><span id="Super_V2_et_missile_PARCA_.281946-1958.29"></span>Super V2 et missile PARCA (1946-1958)</h4></div>
<p>La première mission du LRBA consiste à mettre au point une version améliorée de la fusée V2. La super-V2, le projet «&nbsp;4212&nbsp;», a une architecture simplifiée par rapport à la V2, comprend des réservoirs structuraux, un <a href="Moteur-fus%C3%A9e" title="Moteur-fusée">moteur-fusée</a> d'une poussée portée à 40&nbsp;tonnes et utilise des aciers spéciaux qui lui confère une meilleure rigidité. Il est prévu que le nouvel engin ait une portée double de la V2 soit 700&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr><sup id="cite_ref-9" class="reference"><a href="#cite_note-9"><span class="cite-bracket">[</span>9<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Mais en 1949, la DEFA décide la mise en sommeil du projet<sup id="cite_ref-10" class="reference"><a href="#cite_note-10"><span class="cite-bracket">[</span>N 1<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>&nbsp;: l'Armée de terre demande au LRBA de développer en priorité un <a href="Missile_surface-air" title="Missile surface-air">missile anti-aérien</a> à longue portée baptisé PARCA qui est destiné à combattre la menace des <a href="Bombardier_(avion)" title="Bombardier (avion)">bombardiers</a> <a href="Union_des_r%C3%A9publiques_socialistes_sovi%C3%A9tiques" title="Union des républiques socialistes soviétiques">soviétiques</a><sup id="cite_ref-11" class="reference"><a href="#cite_note-11"><span class="cite-bracket">[</span>10<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Après une longue phase de développement et la réalisation de nombreux prototypes qui n'arrivent pas à satisfaire les spécifications attendues, le projet est arrêté en 1958 et l'armée décide de s'équiper du <a href="MIM-23_Hawk" title="MIM-23 Hawk">missile américain Hawk</a> qui est produit en France sous licence<sup id="cite_ref-12" class="reference"><a href="#cite_note-12"><span class="cite-bracket">[</span>11<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-13" class="reference"><a href="#cite_note-13"><span class="cite-bracket">[</span>N 2<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les travaux réalisés autour de ce missile permettent toutefois au LRBA d'accroître sa maîtrise dans plusieurs domaines, tels que les <a href="Guidage_de_missile" title="Guidage de missile">autodirecteurs</a>, les <a href="Servomoteur" title="Servomoteur">servomoteurs</a> et les <a href="Radar" title="Radar">radars</a> de poursuite.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_fusée_Éole_de_Jean-Jacques_Barré_(1946-1952)"><span id="La_fus.C3.A9e_.C3.89ole_de_Jean-Jacques_Barr.C3.A9_.281946-1952.29"></span>La fusée Éole de Jean-Jacques Barré (1946-1952)</h4></div>

<p>Entre 1927 et 1933, <a href="Jean-Jacques_Barr%C3%A9" title="Jean-Jacques Barré">Jean-Jacques Barré</a>, un officier d'artillerie, réalise des recherches sur les fusées à titre privé avec le pionnier français de l'astronautique <a href="Robert_Esnault-Pelterie" title="Robert Esnault-Pelterie">Robert Esnault-Pelterie</a>. Il poursuit celles-ci, à compter de 1935, sous contrat du ministère de la Guerre. Au début de la <a href="Seconde_Guerre_mondiale" title="Seconde Guerre mondiale">Seconde Guerre mondiale</a>, ses travaux portent sur un obus-fusée, engin anti-aérien propulsé non guidé de 16&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr>. Après la <a href="Armistice_du_22_juin_1940" title="Armistice du 22 juin 1940">défaite française du 22 juin 1940</a>, il poursuit ses recherches en <a href="Zone_libre" title="Zone libre">zone libre</a> sur l'EA 1941 (EA - Engin autopropulsé)&nbsp;: cette fusée de 100&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> longue de 3,13&nbsp;<abbr class="abbr" title="mètre">m</abbr> pour 26&nbsp;<abbr class="abbr" title="centimètre">cm</abbr> de diamètre doit pouvoir envoyer une charge de 25&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> à 100&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>. Elle utilise un <a href="Moteur-fus%C3%A9e" title="Moteur-fusée">moteur-fusée</a> consommant de l'<a href="Oxyg%C3%A8ne_liquide" title="Oxygène liquide">oxygène liquide</a> et de l'<a href="%C3%89ther_de_p%C3%A9trole" title="Éther de pétrole">éther de pétrole</a> mis sous pression par de l'<a href="Azote" title="Azote">azote</a> et fournissant une poussée d'une tonne. Interrompus par l'évolution du conflit, les essais de la fusée sont repris en 1945 et 1946 avec un succès mitigé (trois succès partiels sur sept essais).
</p><p>En 1946, Jean-Jacques Barré intègre le LRBA tout juste créé et entame le développement d'un prototype de missile balistique pouvant envoyer une charge de 300&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> à 1&nbsp;000&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> de distance. La fusée baptisée <a href="EOLE_(fus%C3%A9e)" title="EOLE (fusée)">EOLE</a> (Engin fonctionnant à l'Oxygène Liquide et à l'Éther de pétrole) reprend les caractéristiques de l'EA 1941 mais mesure 11&nbsp;mètres de long pour 80&nbsp;<abbr class="abbr" title="centimètre">cm</abbr> de diamètre et une masse de 3,4&nbsp;tonnes. Après l'explosion d'un exemplaire durant un essai au banc, l'éther de pétrole est remplacé par l'<a href="%C3%89thanol" title="Éthanol">alcool éthylique</a>. Des essais au banc ont lieu entre 1950 et 1952. Barré constate alors que la fusée, qui doit être lancée depuis une rampe de 21&nbsp;mètres, ne peut pas atteindre une vitesse suffisante pour être stable au décollage. En attendant la mise au point d'une solution (propulseurs d'appoint au décollage,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>), deux tirs sont réalisés à <a href="Hammaguir" title="Hammaguir">Hammaguir</a> en <time class="nowrap" datetime="1952-11" data-sort-value="1952-11">novembre 1952</time> avec une fusée allégée (le plein d'ergols n'est pas fait) mais les deux tentatives se soldent par des échecs à la suite de la destruction des <a href="Empennage" title="Empennage">empennages</a> au moment du franchissement du <a href="Mur_du_son" title="Mur du son">mur du son</a>. Le projet est arrêté en <time class="nowrap" datetime="1952-12" data-sort-value="1952-12">décembre 1952</time> mettant fin pour un certain temps à l'utilisation des ergols cryogéniques.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_fusée-sonde_Véronique_(1949-1969)"><span id="La_fus.C3.A9e-sonde_V.C3.A9ronique_.281949-1969.29"></span>La fusée-sonde Véronique (1949-1969)</h4></div>

<p>Parallèlement, un développement plus modeste est entamé par les ingénieurs allemands du LRBA en 1949&nbsp;: la <a href="Fus%C3%A9e-sonde" title="Fusée-sonde">fusée-sonde</a> <a href="V%C3%A9ronique_(fus%C3%A9e)" title="Véronique (fusée)">Véronique</a> mono-étage d'un poids d'une tonne et demi au décollage dans sa version standard est propulsée par un <a href="Moteur-fus%C3%A9e_%C3%A0_ergols_liquides" title="Moteur-fusée à ergols liquides">moteur-fusée à ergols liquides</a> d'une <a href="Pouss%C3%A9e_(a%C3%A9rodynamique)" class="mw-redirect" title="Poussée (aérodynamique)">poussée</a> de 4&nbsp;tonnes et doit pouvoir emporter une capsule scientifique de 60&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> dans la haute <a href="Atmosph%C3%A8re_terrestre" title="Atmosphère terrestre">atmosphère</a> (altitude 100&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>) au cours d'un <a href="Vol_balistique" title="Vol balistique">vol balistique</a>. Bien que dépourvue de système de guidage et de pilotage et dotée d'un système de mise sous pression des <a href="Ergol" title="Ergol">ergols</a> simplifié (pas de <a href="Turbopompe" title="Turbopompe">turbopompe</a>), la mise au point de la fusée se heurte à des problèmes d'instabilité de la combustion qui ne sont résolus qu'en 1954. Les tirs se font à partir du centre interarmées d'essais des engins spéciaux d'<a href="Hammaguir" title="Hammaguir">Hammaguir</a> dans le sud de l'<a href="Alg%C3%A9rie" title="Algérie">Algérie</a><sup id="cite_ref-14" class="reference"><a href="#cite_note-14"><span class="cite-bracket">[</span>12<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Pour les recherches sur la haute atmosphère menées dans le cadre de l'<a href="Ann%C3%A9e_g%C3%A9ophysique_internationale" title="Année géophysique internationale">Année géophysique internationale</a> (1957-1958), une version plus puissante, la Véronique AGI, est commandée&nbsp;: celle-ci permet de hisser une charge utile jusqu'à 200&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> d'altitude. Pour des raisons budgétaires, le premier tir n'a lieu que le <time class="nowrap" datetime="1959-03-07" data-sort-value="1959-03-07">7 mars 1959</time><sup id="cite_ref-15" class="reference"><a href="#cite_note-15"><span class="cite-bracket">[</span>13<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. C'est un échec, mais 3 jours plus tard un deuxième exemplaire atteint l'altitude de 137&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> et permet de réaliser une première expérience scientifique de mesure des vents dans la haute atmosphère<sup id="cite_ref-16" class="reference"><a href="#cite_note-16"><span class="cite-bracket">[</span>14<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Quarante-huit fusées de cette version sont lancées ainsi entre 1959 et 1969 avec un taux de réussite de 81,5&nbsp;%. À côté d'expériences sur la haute atmosphère, les Véronique AGI sont utilisés à plusieurs reprises pour étudier les effets de l'accélération et des vibrations sur des êtres vivants (<a href="Rat" title="Rat">rat</a>, <a href="Chat" title="Chat">chat</a>, <a href="Singe" title="Singe">singe</a>). Une fusée Véronique AGI atteint, le <time class="nowrap" datetime="1967-03-24" data-sort-value="1967-03-24">24 mars 1967</time>, l'altitude de 365&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> qui est, selon certains, l'altitude la plus élevée atteinte par ce type de fusée<sup id="cite_ref-17" class="reference"><a href="#cite_note-17"><span class="cite-bracket">[</span>15<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le LRBA lance l'étude d'une <a href="Fus%C3%A9e-sonde" title="Fusée-sonde">fusée-sonde</a> plus puissante à compter du milieu des années 1950&nbsp;: la fusée <a href="Vesta_(fus%C3%A9e)" title="Vesta (fusée)">Vesta</a> a une longueur de 10&nbsp;mètres pour 1&nbsp;mètre de diamètre et une masse de 5&nbsp;tonnes et est propulsée par un moteur de 16&nbsp;tonnes de <a href="Pouss%C3%A9e" title="Poussée">poussée</a> brûlant un mélange d'<a href="Acide_nitrique" title="Acide nitrique">acide nitrique</a> et de l'<a href="Essence_de_t%C3%A9r%C3%A9benthine" title="Essence de térébenthine">essence de térébenthine</a>. Les solutions techniques de la fusée Véronique sont intégralement reprises. La nouvelle fusée doit pouvoir emporter une charge utile de 500&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> à 400&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr> d'altitude. Commandée tardivement en 1962 par le <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">CNES</a>, seuls 5 exemplaires sont lancés entre 1965 et 1969, car les programmes de développement des <a href="Lanceur_(astronautique)" title="Lanceur (astronautique)">lanceurs</a> (<a href="Diamant_(fus%C3%A9e)" title="Diamant (fusée)">Diamant</a>, <a href="Europa_(fus%C3%A9e)" title="Europa (fusée)">Europa</a>) sont devenus entre-temps prioritaires<sup id="cite_ref-18" class="reference"><a href="#cite_note-18"><span class="cite-bracket">[</span>16<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>À la fin des années 1950, le LRBA perd la majorité de ses spécialistes allemands retournés dans leur pays natal en plein décollage économique.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="La_création_du_programme_spatial_français"><span id="La_cr.C3.A9ation_du_programme_spatial_fran.C3.A7ais"></span>La création du programme spatial français</h3></div>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_naissance_de_la_force_de_dissuasion_nucléaire_française_(1958)"><span id="La_naissance_de_la_force_de_dissuasion_nucl.C3.A9aire_fran.C3.A7aise_.281958.29"></span>La naissance de la force de dissuasion nucléaire française (1958)</h4></div>

<p>Le président <a href="Charles_de_Gaulle" title="Charles de Gaulle">Charles de Gaulle</a> arrive au pouvoir en <time class="nowrap" datetime="1958-06" data-sort-value="1958-06">juin 1958</time>. Convaincu de l'importance stratégique de l'arme nucléaire, il décide, après l'échec de négociations avec les <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, que la France développera de manière autonome un missile balistique porteur de l'arme atomique. En <a href="1959" title="1959">1959</a>, considérant que les ministères concernés ne font pas avancer le dossier<sup id="cite_ref-19" class="reference"><a href="#cite_note-19"><span class="cite-bracket">[</span>17<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, il fait créer la <a href="Soci%C3%A9t%C3%A9_d'%C3%A9tude_et_de_r%C3%A9alisation_d'engins_balistiques" title="Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques">SEREB</a> (Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques), une société de droit privé financée par le ministère de la Défense et supervisée par le premier ministre <a href="Michel_Debr%C3%A9" title="Michel Debré">Michel Debré</a>, qui doit mener à bien en tant que maître d'œuvre la réalisation de cette nouvelle arme. Le LRBA, qui à cette date est le seul organisme en France à maîtriser la propulsion des fusées<sup id="cite_ref-20" class="reference"><a href="#cite_note-20"><span class="cite-bracket">[</span>N 3<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> se trouve réduit de fait au rôle de sous-traitant éventuel.
</p><p>En 1959, le choix du mode de propulsion du futur missile n'est pas tranché. Les Américains, dont les missiles stratégiques sont opérationnels ou sur le point de l'être, utilisent à la fois des moteurs-fusées fonctionnant avec des ergols liquides (missile <a href="PGM-11_Redstone" title="PGM-11 Redstone">Redstone</a> et <a href="PGM-19_Jupiter" title="PGM-19 Jupiter">Jupiter</a>) et des propulseurs à poudre sur le <a href="Polaris_(missile_balistique)" title="Polaris (missile balistique)">missile Polaris</a> de conception plus récente et embarqué sur <a href="Sous-marin" title="Sous-marin">sous-marin</a> (opérationnel en <time class="nowrap" datetime="1960-11" data-sort-value="1960-11">novembre 1960</time>). Les fusées à propulsion à poudre peuvent être stockées pour de longues durées et mises en œuvre rapidement, ce qui constitue un avantage important pour un usage militaire. En <time class="nowrap" datetime="1960-03" data-sort-value="1960-03">mars 1960</time>, au cours d'une réunion sur le développement du futur missile, le responsable du LRBA plaide pour la filière des ergols liquides bien maîtrisée par son laboratoire grâce aux développements réalisés sur les fusées-sondes&nbsp;; le LRBA travaille, à l'époque, sur un moteur de 20&nbsp;tonnes de poussée et sur un système de guidage et de pilotage suffisamment compact pour pouvoir être emporté dans une fusée<sup id="cite_ref-21" class="reference"><a href="#cite_note-21"><span class="cite-bracket">[</span>18<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Conscient du manque d'expérience des techniciens français dans le domaine de la propulsion à poudre, la SEREB, ne tranche pas mais des moyens importants sont mis en place pour concevoir et tester ce nouveau type de propulseur à la <a href="Poudrerie_(explosif)" title="Poudrerie (explosif)">poudrerie</a> de <a href="Saint-M%C3%A9dard-en-Jalles" title="Saint-Médard-en-Jalles">Saint-Médard-en-Jalles</a> près de <a href="Bordeaux" title="Bordeaux">Bordeaux</a><sup id="cite_ref-Huwart_157_22-0" class="reference"><a href="#cite_note-Huwart_157-22"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Le_lancement_du_programme_spatial_français_(1961)"><span id="Le_lancement_du_programme_spatial_fran.C3.A7ais_.281961.29"></span>Le lancement du programme spatial français (1961)</h4></div>

<p>Conséquence de la course à l'espace lancée par les soviétiques et les américains, le général de Gaulle décide le <time class="nowrap" datetime="1959-01-07" data-sort-value="1959-01-07">7 janvier 1959</time> de créer le Comité de recherches spatiales (CRS) chargé d'étudier le rôle que la France peut jouer dans ce nouveau domaine. Le comité regroupe des scientifiques, des ingénieurs ainsi que des représentants des ministères et est présidé par <a href="Pierre_Auger" title="Pierre Auger">Pierre Auger</a>, <a href="Physicien" title="Physicien">physicien</a> français de renommée mondiale<sup id="cite_ref-Huwart_157_22-1" class="reference"><a href="#cite_note-Huwart_157-22"><span class="cite-bracket">[</span>19<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Ses premières décisions portent sur des expériences embarquées en 1959 sur 3 fusées Véronique AGI dans le cadre de l'<a href="Ann%C3%A9e_g%C3%A9ophysique_internationale" title="Année géophysique internationale">Année géophysique internationale</a>. La synergie potentielle entre les développements militaires en cours et le développement d'un lanceur de satellites est connue des militaires. Mais à l'époque, le gouvernement français n'envisage pas de s'engager dans cette voie. En <time class="nowrap" datetime="1960-06" data-sort-value="1960-06">juin 1960</time>, les ingénieurs de la SEREB réalisent «&nbsp;sous le manteau&nbsp;» une pré-étude de ce qui allait devenir le lanceur <a href="Diamant_(fus%C3%A9e)" title="Diamant (fusée)">Diamant</a><sup id="cite_ref-23" class="reference"><a href="#cite_note-23"><span class="cite-bracket">[</span>20<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le professeur Auger, qui n'est pas au courant de ces travaux clandestins, manifeste de son côté, en <time class="nowrap" datetime="1960-10" data-sort-value="1960-10">octobre 1960</time>, son intérêt pour la fusée <a href="%C3%89meraude_(fus%C3%A9e)" title="Émeraude (fusée)">Émeraude</a> développée dans le cadre du programme militaire. Parallèlement, en <time class="nowrap" datetime="1960-10" data-sort-value="1960-10">octobre 1960</time>, à l'initiative de la France et du Royaume-Uni, la réalisation d'un lanceur européen est mise à l'étude<sup id="cite_ref-24" class="reference"><a href="#cite_note-24"><span class="cite-bracket">[</span>21<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le <time class="nowrap" datetime="1961-08-02" data-sort-value="1961-08-02">2 août 1961</time>, le général de Gaulle, qui prend finalement connaissance de l'étude de la SEREB, décide de profiter de l'opportunité de construire un lanceur de satellites à faible coût&nbsp;: il donne son feu vert à la construction du lanceur Diamant. Il annonce par ailleurs la création d'une agence spatiale, le <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">Centre national d'études spatiales</a> (CNES), qui reprend les attributions du CRS, sa création est effective le <time class="nowrap" datetime="1962-05-07" data-sort-value="1962-05-07">7 mai 1962</time>. La <a href="Diamant_(fus%C3%A9e)" title="Diamant (fusée)">fusée Diamant</a> doit s'appuyer sur les développements effectués pour le missile stratégique&nbsp;: elle est constituée d'un premier <a href="%C3%89tage_de_fus%C3%A9e" title="Étage de fusée">étage</a> doté d'un <a href="Moteur-fus%C3%A9e_%C3%A0_ergols_liquides" title="Moteur-fusée à ergols liquides">moteur à ergols liquides</a> de 28&nbsp;tonnes de <a href="Pouss%C3%A9e" title="Poussée">poussée</a> développé par le LBRA et de deux étages à <a href="Propulsion_%C3%A0_propergol_solide" title="Propulsion à propergol solide">propergols solides</a>. Le troisième étage non piloté développé spécifiquement pour le lanceur civil doit permettre la satellisation d'un satellite de 50 à 80&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr>. Quatre tirs sont planifiés à compter de 1965.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Le_programme_des_Pierres_précieuses_(1961-1965)"><span id="Le_programme_des_Pierres_pr.C3.A9cieuses_.281961-1965.29"></span>Le programme des Pierres précieuses (1961-1965)</h4></div>

<p>Pour permettre la mise au point du missile et du lanceur <a href="Diamant_(fus%C3%A9e)" title="Diamant (fusée)">Diamant</a>, le SEREB, lance en 1961 le programme des «&nbsp;<a href="Programme_d'%C3%A9tudes_balistiques_de_base" title="Programme d'études balistiques de base">Études balistiques de base</a>&nbsp;» (EBB), dits des «&nbsp;Pierres précieuses&nbsp;». Le missile balistique sol-sol <a href="Missile_S2" title="Missile S2">S2</a> doit pouvoir emmener une tête dotée d'une charge nucléaire d'une puissance de 1,5&nbsp;mégatonne à 3&nbsp;500&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr><sup id="cite_ref-25" class="reference"><a href="#cite_note-25"><span class="cite-bracket">[</span>N 4<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le développement industriel est confié principalement aux sociétés <a href="Nord-Aviation" title="Nord-Aviation">Nord-Aviation</a> et <a href="Sud-Aviation" title="Sud-Aviation">Sud-Aviation</a>.
</p><p>Entre 1961 et 1965 toutes les connaissances nécessaires pour la réalisation d'un missile à longue portée ainsi que d'un lanceur de satellite) sont méthodiquement acquises. Plusieurs fusées sont conçues chacune étant chargée de mettre au point séparément un ou plusieurs équipements<sup id="cite_ref-26" class="reference"><a href="#cite_note-26"><span class="cite-bracket">[</span>22<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.&nbsp;:
</p>
<ul><li>Les fusées <a href="Aigle_(fus%C3%A9e)" title="Aigle (fusée)">Aigle</a> et <a href="Agate_(fus%C3%A9e)" title="Agate (fusée)">Agate</a> (<span class="nowrap">8 tirs</span> tous réussis) permettent de mettre au point les systèmes de <a href="T%C3%A9l%C3%A9mesure" title="Télémesure">télémesure</a> et les installations au sol.</li>
<li>Les fusées <a href="Topaze_(fus%C3%A9e)" title="Topaze (fusée)">Topaze</a> (<span class="nowrap">14 tirs</span> dont <span class="nowrap">1 échec</span>) qualifient le deuxième étage, les systèmes de guidage et de pilotage ainsi que le profil de la tête de rentrée du missile.</li>
<li>Les fusées <a href="%C3%89meraude_(fus%C3%A9e)" title="Émeraude (fusée)">Émeraude</a> (<span class="nowrap">5 tirs</span> dont <span class="nowrap">3 échecs</span>) valident le fonctionnement du <abbr class="abbr" title="Premier">1<sup>er</sup></abbr>&nbsp;étage en particulier la tuyère orientable et des dispositifs de guidage.</li>
<li>Les fusées <a href="Saphir_(fus%C3%A9e)" title="Saphir (fusée)">Saphir</a> (<span class="nowrap">3 tirs</span> dont 1/2 échec + <span class="nowrap">6 tirs</span> consacrés au missile) permettent de tester l'intégration <abbr class="abbr" title="Premier">1<sup>er</sup></abbr> et <abbr class="abbr" title="Deuxième">2<sup>e</sup></abbr>&nbsp;étage, et le guidage du missile pour les premiers étages.</li>
<li>Les fusées <a href="Rubis_(fus%C3%A9e)" title="Rubis (fusée)">Rubis</a> (<span class="nowrap">6 tirs</span> de qualification dont <span class="nowrap">2 échecs</span>) qualifient le <abbr class="abbr" title="Troisième">3<sup>e</sup></abbr>&nbsp;étage de la fusée Diamant, la séparation de la coiffe et du <abbr class="abbr" title="Troisième">3<sup>e</sup></abbr>&nbsp;étage ainsi que le système de stabilisation et les procédures de suivi de satellisation.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_création_du_CNES_(1962)"><span id="La_cr.C3.A9ation_du_CNES_.281962.29"></span>La création du CNES (1962)</h4></div>


<p>Les débuts du CNES, qui a ouvert ses portes en <time class="nowrap" datetime="1962-03" data-sort-value="1962-03">mars 1962</time>, sont modestes. Considéré comme un simple comité de coordination par de nombreux responsables, il n'arrive pas à obtenir la responsabilité de la conception des satellites que doit emporter la fusée Diamant&nbsp;: celle-ci est confiée au SEREB. Grâce aux contacts pris avec l'agence spatiale américaine, la <a href="National_Aeronautics_and_Space_Administration" title="National Aeronautics and Space Administration">NASA</a>, par son responsable technique et scientifique J Blamont, le CNES négocie la réalisation par ses soins d'un satellite scientifique français (satellites <a href="FR-1_(satellite)" title="FR-1 (satellite)">FR-1</a>) que les américains acceptent de lancer. L'accord prévoit qu'une douzaine d'ingénieurs du CNES iront se former à la conception des satellites dans les services de la NASA. Par contre, les États-Unis refusent tout transfert de technologie dans le domaine des lanceurs civils et militaires. Par ailleurs le CNES entame la construction de 3 satellites de la série D-1 en faisant appel aux industriels français contrairement au FR-1 qui doit constituer un galop d'essai. L'activité du CNES est structurée avec la création des divisions Satellites (la plus importante), Équipements au sol et Fusées-sondes<sup id="cite_ref-27" class="reference"><a href="#cite_note-27"><span class="cite-bracket">[</span>23<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Le_lanceur_Diamant_A_(1965-1967)"><span id="Le_lanceur_Diamant_A_.281965-1967.29"></span>Le lanceur Diamant A (1965-1967)</h4></div>

<p>Le premier tir de la fusée <span class="nowrap">Diamant A1</span>, le <time class="nowrap" datetime="1965-11-26" data-sort-value="1965-11-26">26 novembre 1965</time>, depuis le <a href="Hammaguir" title="Hammaguir">site d'Hammaguir</a> est un succès&nbsp;: il permet la mise sur orbite du premier satellite artificiel français, baptisé <a href="Ast%C3%A9rix_(satellite)" title="Astérix (satellite)">Astérix</a>&nbsp;: endommagé par la séparation de la coiffe, celui-ci reste muet, mais les radars de suivi permettront de confirmer que la satellisation s'est bien effectuée. Quelques jours plus tard la satellisation du <a href="FR-1_(satellite)" title="FR-1 (satellite)">satellite FR-1</a> par une fusée américaine <a href="Fus%C3%A9e_Scout" class="mw-redirect" title="Fusée Scout">Scout</a> vient couronner cette réussite qui fait de la France la troisième puissance spatiale. Le CNES réussit à imposer ses satellites D1 sur les trois tirs suivants qui ont lieu en 1966 et 1967.
</p><p>Dans le cadre du programme Diamant les principaux acteurs industriels français de l'aéronautique acquièrent la connaissance qui leur permettra de faire jeu égal avec les américains dans le domaine des lanceurs classiques dans le cadre du programme Ariane&nbsp;: les établissements de la future Aérospatiale pour le corps des fusées, Snecma pour la propulsion, Matra pour la case à équipements, SFENA et <a href="Sagem" title="Sagem">SAGEM</a> pour la <a href="Centrale_%C3%A0_inertie" title="Centrale à inertie">centrale à inertie</a>. Des organismes de recherche comme l'<a href="ONERA" class="mw-redirect" title="ONERA">ONERA</a> (aérodynamique, propulsion), le CNET et le <a href="CNRS" class="mw-redirect" title="CNRS">CNRS</a> participent en amont aux études de conception du lanceur et des satellites.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="La_naissance_de_l'Europe_spatiale_:_ESRO,_ELDO_et_la_fusée_Europa_(1960-1964)"><span id="La_naissance_de_l.27Europe_spatiale_:_ESRO.2C_ELDO_et_la_fus.C3.A9e_Europa_.281960-1964.29"></span>La naissance de l'Europe spatiale&nbsp;: ESRO, ELDO et la fusée Europa (1960-1964)</h3></div>


<p>En 1960, la communauté scientifique européenne appelle de ses vœux la création d'un programme spatial scientifique européen animé par un organisme analogue au <a href="CERN" class="mw-redirect" title="CERN">CERN</a>. Les Britanniques qui viennent d'arrêter la mise au point du missile balistique <a href="Blue_Streak" title="Blue Streak">Blue Streak</a> utilisant des licences américaines, proposent alors de développer un lanceur spatial reposant sur ce missile et une deuxième fusée restée à l'état d'ébauche - le Black Knight - qui devait permettre de tester la rentrée dans l'atmosphère des têtes nucléaires du Blue Streak. Pour les britanniques l'objectif est surtout d'amortir le coût du Blue Streak (<span class="nowrap">56 millions</span> de £). En <time class="nowrap" datetime="1961-01" data-sort-value="1961-01">janvier 1961</time>, le général de Gaulle, sollicité, donne finalement son accord contre l'avis de ses conseillers pour le développement d'une fusée européenne à trois étages, baptisée <a href="Europa_(fus%C3%A9e)" title="Europa (fusée)">Europa</a>, utilisant comme premier étage le Blue Streak.
</p><p>Début 1962, six pays européens décident de créer l'<a href="ELDO" class="mw-redirect" title="ELDO">ELDO</a>, (en <a href="Anglais" title="Anglais">anglais</a>&nbsp;: <span class="lang-en" lang="en"><i>European Launcher Development Organisation</i></span>, en <a href="Fran%C3%A7ais" title="Français">français</a>&nbsp;: <span class="lang-fr" lang="fr">«&nbsp;CECLES&nbsp;»</span>, Centre européen pour la construction de lanceurs d'engins spatiaux) pour mettre au point le lanceur Europa. Les développements sont partagés entre les pays membres&nbsp;: le deuxième étage est de conception française, le troisième étage est réalisé par l'<a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a> tandis que l'<a href="Italie" title="Italie">Italie</a>, la <a href="Belgique" title="Belgique">Belgique</a> et les <a href="Pays-Bas" title="Pays-Bas">Pays-Bas</a> se partagent la réalisation des stations de guidage et de télémesure ainsi que le développement d'un satellite. Il est prévu que le lanceur puisse placer sur une orbite basse un satellite de 1&nbsp;000&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr>.
</p><p>Parallèlement la communauté scientifique de 9 pays européens (les précédents moins l'Allemagne plus la <a href="Su%C3%A8de" title="Suède">Suède</a>, la <a href="Suisse" title="Suisse">Suisse</a>, le <a href="Danemark" title="Danemark">Danemark</a> et l'<a href="Espagne" title="Espagne">Espagne</a>) décident de créer l'<a href="ESRO" class="mw-redirect" title="ESRO">ESRO</a> (<i>European Space Research Organisation</i> en français CERS Conseil européen de recherches spatiales) pour la réalisation de <a href="Satellite_artificiel" title="Satellite artificiel">satellite artificiels</a> <a href="Science" title="Science">scientifiques</a>. Les deux organisations sont mises effectivement en place en 1964.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_création_du_centre_de_lancement_de_Kourou_(1964)"><span id="La_cr.C3.A9ation_du_centre_de_lancement_de_Kourou_.281964.29"></span>La création du centre de lancement de Kourou (1964)</h4></div>

<p>À la suite de l'indépendance de l'<a href="Alg%C3%A9rie" title="Algérie">Algérie</a>, les <a href="Accords_d'%C3%89vian" title="Accords d'Évian">accords d'Évian</a> en <a href="1962" title="1962">1962</a>, prévoient l'abandon par la France de la base de lancement d'<a href="Hammaguir" title="Hammaguir">Hammaguir</a> à compter de <time class="nowrap" datetime="1967-07" data-sort-value="1967-07">juillet 1967</time>. Le <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">CNES</a>, qui est chargé de trouver une base de substitution, étudie quatorze sites dans les départements d'outre-mer ainsi que dans des pays étrangers comme le <a href="Br%C3%A9sil" title="Brésil">Brésil</a> ou l'<a href="Australie" title="Australie">Australie</a>.
</p><p>Tous les sites étudiés ont comme point en commun d'être près de l'<a href="%C3%89quateur_(ligne_%C3%A9quinoxiale)" class="mw-redirect" title="Équateur (ligne équinoxiale)">équateur</a> car cette position offre des conditions idéales pour les lancements d'engins spatiaux<sup id="cite_ref-histo_28-0" class="reference"><a href="#cite_note-histo-28"><span class="cite-bracket">[</span>24<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. L'effet de fronde qui est généré par la rotation terrestre près de l'équateur permet d'obtenir 15&nbsp;% de gain de performance supplémentaire par rapport à la base de lancement de <a href="Cap_Kennedy" class="mw-redirect" title="Cap Kennedy">Cap Kennedy</a> situé plus au nord.
</p><p>Le rapport du CNES préconise la <a href="Guyane" title="Guyane">Guyane</a>, qui offre plusieurs avantages comme la faible <a href="Densit%C3%A9_de_population" title="Densité de population">densité de population</a> et la large ouverture sur l'<a href="Oc%C3%A9an_Atlantique" title="Océan Atlantique">océan Atlantique</a> qui permet ainsi de réduire les risques en cas de problème avec le lanceur. La façade maritime permet également de faire des lancements de satellites sur l'<a href="Orbite_polaire" title="Orbite polaire">orbite polaire</a> dans des conditions optimales. En outre, la zone n'est pas sujette aux tremblements de terre et aux cyclones. De plus, la Guyane fait partie intégrante du territoire français, ce qui présente également l'avantage de la stabilité politique<sup id="cite_ref-histo_28-1" class="reference"><a href="#cite_note-histo-28"><span class="cite-bracket">[</span>24<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le premier ministre de l'époque, <a href="Georges_Pompidou" title="Georges Pompidou">Georges Pompidou</a>, suit ces recommandations et le <time class="nowrap" datetime="1964-04-14" data-sort-value="1964-04-14">14 avril 1964</time> fait passer un <a href="Arr%C3%AAt%C3%A9_en_France" title="Arrêté en France">arrêté</a> ministériel qui crée le Centre spatial guyanais à Kourou<sup id="cite_ref-histo_28-2" class="reference"><a href="#cite_note-histo-28"><span class="cite-bracket">[</span>24<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Les_lanceurs_du_CNES_:_Diamant_B_et_BP-4">Les lanceurs du CNES&nbsp;: Diamant B et BP-4</h4></div>
<p>Le CNES s'est vu en 1961 confié la responsabilité du développement du deuxième étage Coralie de la fusée Europa. Mais en 1966 le CNES que préside à l'époque le général Aubinière et qui ne s'était jusqu'alors occupé que de satellites, souhaite disposer de son propre lanceur pour prendre la suite du lanceur Diamant A développé avec les militaires. En <time class="nowrap" datetime="1967-06" data-sort-value="1967-06">juin 1967</time> après des négociations difficiles avec ces derniers, le CNES obtient le feu vert gouvernemental pour la réalisation d'un lanceur dont le développement industriel est confié au LRBA (pour la propulsion liquide), à Nord et Sud Aviation pour les trois étages du lanceur et à Matra pour la case à équipements. Pour des raisons financières la nouvelle fusée n'est qu'une évolution de Diamant-A dotée d'un premier étage allongé utilisant des propergols plus efficaces (UDMH+ N2O4) et d'un troisième étage plus performant. La fusée Diamant-B doit permettre de placer un satellite de 115&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> sur une orbite de 500&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>.
</p><p>Le premier lancement réalisé en 1970 depuis la base de Kourou est un demi-échec à cause d'un <a href="Effet_pogo" title="Effet pogo">effet pogo</a> mal maîtrisé<sup id="cite_ref-29" class="reference"><a href="#cite_note-29"><span class="cite-bracket">[</span>25<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Suivent deux lancements qui permettent de placer les satellites <a href="PEOLE" title="PEOLE">PEOLE</a> (1970) et <a href="Tournesol_(satellite)" title="Tournesol (satellite)">Tournesol</a> (1971). Mais les deux derniers lancements (1971 et 1973) se soldent par un échec. Le doute s'installe sur la pertinence d'un programme qui par ailleurs fait double emploi avec le lanceur européen qui rencontre à l'époque d'importantes difficultés<sup id="cite_ref-30" class="reference"><a href="#cite_note-30"><span class="cite-bracket">[</span>26<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Néanmoins le CNES est autorisé à développer une dernière version plus puissante, la Diamant BP-4, obtenue en remplaçant le deuxième étage par un étage de missile balistique. Celle-ci permet de placer jusqu'à 220&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr> sur une orbite circulaire de 200&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilomètre">km</abbr>. Les trois tirs réalisés en 1975, tous couronnés de succès, permettent de placer les satellites <a href="Starlette_(satellite)" class="mw-redirect" title="Starlette (satellite)">Starlette</a>, <a href="Castor_et_Pollux_(satellite)" class="mw-redirect" title="Castor et Pollux (satellite)">Castor et Pollux</a> et <a href="Aura_(satellite_fran%C3%A7ais)" title="Aura (satellite français)">Aura</a>. Ce sont les derniers tirs d'un lanceur civil purement national.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Premières_applications_spatiales"><span id="Premi.C3.A8res_applications_spatiales"></span>Premières applications spatiales</h4></div>
<p>À compter de 1965,le <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>, commence à travailler sur les applications spatiales, c'est-à-dire l'utilisation des <a href="Satellite_artificiel" title="Satellite artificiel">satellites artificiels</a> à des fins commerciales ou de service public dans les domaines suivants&nbsp;: <a href="T%C3%A9l%C3%A9communications" title="Télécommunications">télécommunications</a>, <a href="T%C3%A9l%C3%A9diffusion" title="Télédiffusion">télédiffusion</a>, <a href="T%C3%A9l%C3%A9d%C3%A9tection" title="Télédétection">observation de la Terre</a>, <a href="M%C3%A9t%C3%A9orologie" title="Météorologie">météorologie</a>, <a href="Navigation_par_satellite" title="Navigation par satellite">navigation</a>. Au sein de l'agence le sujet est pris en charge par le directeur des programmes et du plan <a href="Andr%C3%A9_Lebeau" title="André Lebeau">André Lebeau</a>. Un comité des programmes est créé pour l'assister dans sa tache. Plusieurs études sont lancées&nbsp;: dans le domaine des télécommunications ce sont les projets Safran, Saros, <a href="Symphonie_(satellite)" title="Symphonie (satellite)">Symphonie</a>, Socrate et Memini, dans le domaine de la navigation aérienne le projet Dioscures, dans le domaine de la localisation les projets Géole et Dialogue et dans le domaine de la météorologie ce sont <a href="EOLE_(satellite)" title="EOLE (satellite)">Eole</a> et <a href="M%C3%A9t%C3%A9osat" title="Météosat">Météosat</a>. Seuls les projets Eole, Météosat et Symphonie franchissent cette phase d'étude tandis que les réflexions se poursuivent dans le domaine de la télédétection<sup id="cite_ref-30anneesCNES_31-0" class="reference"><a href="#cite_note-30anneesCNES-31"><span class="cite-bracket">[</span>27<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le projet Météosat a été proposé en 1968 par le professeur Pierre Morel fondateur du <a href="Laboratoire_de_m%C3%A9t%C3%A9orologie_dynamique" title="Laboratoire de météorologie dynamique">Laboratoire de météorologie dynamique</a> au sein du <a href="CNRS" class="mw-redirect" title="CNRS">CNRS</a>. Il s'agit de développer un <a href="Satellite_m%C3%A9t%C3%A9orologique" title="Satellite météorologique">satellite météorologique</a> placé sur une <a href="Orbite_g%C3%A9ostationnaire" title="Orbite géostationnaire">orbite géostationnaire</a> qui doit faire partie d'un ensemble de cinq satellites du même type développés par la NASA et l'Union soviétique pour répondre aux besoins de deux programmes de l'<a href="Organisation_m%C3%A9t%C3%A9orologique_mondiale" title="Organisation météorologique mondiale">Organisation météorologique mondiale</a>&nbsp;: le programme opérationnel <a href="Veille_M%C3%A9t%C3%A9orologique_Mondiale" class="mw-redirect" title="Veille Météorologique Mondiale">VMM</a> (mise à disposition de l'ensemble des pays des informations météorologiques et géophysiques) et le programme de recherche sur l'atmosphère <a href="Global_Atmospheric_Research_Program" title="Global Atmospheric Research Program">GARP</a> (<i>Global Atmospheric Research Program</i>). Le programmé Météosat comprend trois volets&nbsp;: prise d'images par le satellite, collecte des données par des stations terriennes et diffusion de celles-ci auprès des utilisateurs. Le CNES crée une équipe projet chargée de définir les spécifications du système à mettre en place (segment spatial et segment terrestre) qui évalue ses difficultés et son coût. Il met en évidence que le budget alloué au programme spatial français ne permettra pas sa réalisation d'autant que celui-ci est revu à la baisse en 1971. Pour trouver les moyens financiers permettant de mener à bien le projet Météosat, les responsables du projet français décident en 1971 de faire appel à la coopération européenne en demandant à l'agence spatiale européenne (à l'époque l'<a href="ESRO" class="mw-redirect" title="ESRO">ESRO</a>) d'intégrer Météosat dans son portefeuille de programmes spatiaux. Il s'ensuit des négociations délicates entre la France et les partenaires européens de l'ESRO car le CNES souhaite conserver la maitrise du projet. Finalement il est décidé que le développement du satellite se fera à parts égales dans l'établissement de Toulouse du CNES et à l'<a href="ESTEC" class="mw-redirect" title="ESTEC">ESTEC</a>, établissement de l'ESRO. L'accord définitif est conclu le <time class="nowrap" datetime="1972-03-23" data-sort-value="1972-03-23">23 mars 1972</time><sup id="cite_ref-30anneesCNES_31-1" class="reference"><a href="#cite_note-30anneesCNES-31"><span class="cite-bracket">[</span>27<span class="cite-bracket">]</span></a></sup><sup class="reference cite_virgule">,</sup><sup id="cite_ref-32" class="reference"><a href="#cite_note-32"><span class="cite-bracket">[</span>28<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>

<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="L'échec_de_la_fusée_Europa"><span id="L.27.C3.A9chec_de_la_fus.C3.A9e_Europa"></span>L'échec de la fusée Europa</h4></div>
<p>Le premier tir d'un élément de la fusée Europa a lieu à <a href="Woomera" title="Woomera">Woomera</a> (<a href="Australie" title="Australie">Australie</a>) en <time class="nowrap" datetime="1964-06" data-sort-value="1964-06">juin 1964</time>&nbsp;: c'est un succès mais il ne porte que sur le premier étage déjà rodé Blue Streak tandis que les étages français et allemands n'en sont encore qu'au stade de l'étude. Or depuis la mise en place du programme Europa la donne a changé. Les observateurs européens les mieux informés savent que les capacités de la fusée ne sont pas adaptées au marché des satellites de télécommunications qui est en train de se dessiner mais qui suppose de disposer de lanceurs plus puissants. En <time class="nowrap" datetime="1965-01" data-sort-value="1965-01">janvier 1965</time>, la France tente de convaincre ses partenaires au sein de l'ELDO de modifier les spécifications de la fusée en intégrant un deuxième étage cryogénique (technique que la France a commencé à explorer) permettant de placer un satellite en orbite géostationnaire. Mais la maitrise d'une telle technologie est un pari audacieux et elle nécessite de repousser les premiers lancements en 1970. Un compromis est trouvé&nbsp;: un quatrième étage est inclus dans les développements pour permettre l'atteinte de l'orbite géostationnaire. Le Royaume-Uni irrité, entre autres, par les dépassements budgétaires et la volonté française de substituer Kourou à Woomera comme base de lancement réduisent en <time class="nowrap" datetime="1966-06" data-sort-value="1966-06">juin 1966</time> leur participation de 38,79&nbsp;% à 27&nbsp;% après avoir menacé de se retirer<sup id="cite_ref-33" class="reference"><a href="#cite_note-33"><span class="cite-bracket">[</span>29<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Les premiers essais de l'étage français Coralie seul puis de la fusée Europa assemblée ne contribuent pas à faire renaitre la confiance&nbsp;: l'étage français lancé avec uniquement un troisième étage inerte (ensemble CORA) rencontre deux échecs pour trois vols (1966-1967); les deux lancements de la fusée Europa complète qui ont lieu en 1967 (mais troisième étage inerte) se soldent également par des échecs car l'étage Coralie refuse de s'allumer <sup id="cite_ref-34" class="reference"><a href="#cite_note-34"><span class="cite-bracket">[</span>30<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="La_renaissance_du_programme_spatial_européen"><span id="La_renaissance_du_programme_spatial_europ.C3.A9en"></span>La renaissance du programme spatial européen</h3></div>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_création_de_l'Agence_spatiale_européenne"><span id="La_cr.C3.A9ation_de_l.27Agence_spatiale_europ.C3.A9enne"></span>La création de l'Agence spatiale européenne</h4></div>

<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="La_fusée_Ariane"><span id="La_fus.C3.A9e_Ariane"></span>La fusée Ariane</h4></div>


<p>Malgré l'échec de la fusée Europa II en <time class="nowrap" datetime="1971-11" data-sort-value="1971-11">novembre 1971</time> et l'abandon du projet Europa III, la France avait proposé la création d'un lanceur dans le prolongement de l'expérience réussi de la fusée Diamant, le L3S. Les pays européens eurent du mal à se mettre d'accord&nbsp;: les britanniques préféraient financer leur satellite maritime <a href="MAROTS" class="mw-redirect" title="MAROTS">MAROTS</a>, les Allemands leur module <a href="Spacelab" title="Spacelab">Spacelab</a> emporté par la navette spatiale. Les États-Unis tentèrent de détourner les pays européens de leur intention de développer leur propre lanceur mais les restrictions imposées en échange de l'utilisation de leurs lanceurs, en particulier pour le lancement des satellites <a href="Symphonie_(Satellite)" class="mw-redirect" title="Symphonie (Satellite)">Symphonie</a><sup id="cite_ref-35" class="reference"><a href="#cite_note-35"><span class="cite-bracket">[</span>N 5<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> apportèrent des arguments à la position du gouvernement français qui souhaitait que l'Europe devienne autonome pour le lancement de ses satellites. Le <time class="nowrap" datetime="1973-07-31" data-sort-value="1973-07-31">31 juillet 1973</time> à Bruxelles, les pays européens parvinrent à un accord qui permettait de financer les projets préconisés par les principaux participants<sup id="cite_ref-36" class="reference"><a href="#cite_note-36"><span class="cite-bracket">[</span>31<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, le projet <a href="Fus%C3%A9e_Ariane" class="mw-redirect" title="Fusée Ariane">Ariane</a> était lancé.
</p>

<p>Le programme Ariane, d'un coût de <span class="nowrap">2,063 milliards</span> de francs<sup id="cite_ref-37" class="reference"><a href="#cite_note-37"><span class="cite-bracket">[</span>32<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> fut principalement contrôlé et financé par la France, ce qui devait permettre d'éviter les errements dus aux problèmes de communication entre pays participants&nbsp;: elle assura 60&nbsp;% du budget, s'engagea à payer tout dépassement de plus de 120&nbsp;% du programme<sup id="cite_ref-38" class="reference"><a href="#cite_note-38"><span class="cite-bracket">[</span>33<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. En contrepartie, le CNES français fut maître d'œuvre, l'<a href="A%C3%A9rospatiale_(soci%C3%A9t%C3%A9)" class="mw-redirect" title="Aérospatiale (société)">Aérospatiale</a> l'architecte industriel.
</p><p>Les deux agences spatiales européennes, l'<a href="ELDO" class="mw-redirect" title="ELDO">ELDO</a> et l'<a href="ESRO" class="mw-redirect" title="ESRO">ESRO</a>, sont fusionnées le <time class="nowrap" datetime="1975-04-15" data-sort-value="1975-04-15">15 avril 1975</time>, pour donner naissance à l'<a href="Agence_spatiale_europ%C3%A9enne" title="Agence spatiale européenne">Agence spatiale européenne</a> (<i>European Space Agency</i>), qui rassemble onze pays (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Royaume-Uni, Pays-Bas, Irlande, Italie, Suède, Suisse, puis Autriche, Norvège, Finlande), auxquels s'ajoute un membre associé non européen, le Canada<sup id="cite_ref-39" class="reference"><a href="#cite_note-39"><span class="cite-bracket">[</span>34<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les pays membres s'engagent à verser une certaine somme pour financer le programme commun, et avaient la possibilité de financer d'autres projets spécifiques. Une société privée, <a href="Arianespace" title="Arianespace">Arianespace</a>, est créé en 1980 pour gérer et commercialiser le nouveau lanceur Européen<sup id="cite_ref-40" class="reference"><a href="#cite_note-40"><span class="cite-bracket">[</span>35<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Le but du programme européen Ariane est à l'époque de se rendre indépendant<sup id="cite_ref-A2-79_41-0" class="reference"><a href="#cite_note-A2-79-41"><span class="cite-bracket">[</span>36<span class="cite-bracket">]</span></a></sup> des technologies américaines et russes, et de pouvoir lancer un ou deux satellites gouvernementaux par an<sup id="cite_ref-42" class="reference"><a href="#cite_note-42"><span class="cite-bracket">[</span>37<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>; il n'était pas prévu de développer une activité commerciale. L'utilisation du pas de tir de <a href="Centre_spatial_guyanais" title="Centre spatial guyanais">Kourou</a>, inauguré en 1968<sup id="cite_ref-A2-80_43-0" class="reference"><a href="#cite_note-A2-80-43"><span class="cite-bracket">[</span>38<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, fut un atout grâce à sa localisation près de l'équateur, position qui augmente les capacités de tir des fusées pour les satellites commerciaux placés en orbite géostationnaire. La première fusée Ariane était dotée de trois étages, mesurait 47&nbsp;mètres de haut, pesait 210&nbsp;tonnes, et grâce à sa poussée de 240&nbsp;tonnes<sup id="cite_ref-A2-80_43-1" class="reference"><a href="#cite_note-A2-80-43"><span class="cite-bracket">[</span>38<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>, pouvait placer en orbite géostationnaire des satellites de 1&nbsp;700&nbsp;<abbr class="abbr" title="kilogramme">kg</abbr>. Son premier essai de tir eut lieu le <time class="nowrap" datetime="1979-12-15" data-sort-value="1979-12-15">15 décembre 1979</time>, mais un problème de capteur de pression arrêta les moteurs; un deuxième essai, le 22, fut annulé à cause d'un problème de séquence d'amorçage. Finalement, le dernier essai de tir, le <time class="nowrap" datetime="12-24" data-sort-value="12-24">24 décembre</time> réussit parfaitement<sup id="cite_ref-44" class="reference"><a href="#cite_note-44"><span class="cite-bracket">[</span>39<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>La carrière de ce lanceur, commencée le <time class="nowrap" datetime="1979-12-24" data-sort-value="1979-12-24">24 décembre 1979</time> et terminée fin 1998, fut un succès, 110 des 118 tirs réussirent, le lanceur s'octroya 50&nbsp;% des parts du marché des satellites commerciaux<sup id="cite_ref-A2-80_43-2" class="reference"><a href="#cite_note-A2-80-43"><span class="cite-bracket">[</span>38<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Elle fut donc réutilisée et modifiée, et ses versions 2, 3 puis 4 connurent la même réussite, installant l'Europe comme acteur majeur de l'économie spatiale.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Ariane_5">Ariane 5</h4></div>

<p>Un budget de <span class="nowrap">42 milliards</span> de francs fut alloué à la création d'un lanceur totalement nouveau, <span class="nowrap"><a href="Ariane_5" title="Ariane 5">Ariane 5</a></span>, doté d'un nouveau moteur <i><a href="Moteur_Vulcain" class="mw-redirect" title="Moteur Vulcain">Vulcain</a></i>, qui devait grâce à sa puissance accrue permettre de baisser les coûts et d'emporter la navette <i><a href="Herm%C3%A8s_(navette_spatiale)" title="Hermès (navette spatiale)">Hermès</a></i> (un programme de navette française puis européenne abandonné en 1992)<sup id="cite_ref-A2-82_45-0" class="reference"><a href="#cite_note-A2-82-45"><span class="cite-bracket">[</span>40<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. <span class="nowrap">Ariane 5</span>, haute de 52&nbsp;mètres, pesant 718&nbsp;tonnes pour 1&nbsp;000&nbsp;tonnes de poussée, connut un échec lors de son premier tir du <time class="nowrap" datetime="1996-06-04" data-sort-value="1996-06-04">4 juin 1996</time>, à cause d'un problème de trajectoire qui avait obligé les responsables à détruire la fusée et ses quatre satellites en vol<sup id="cite_ref-A2-84_46-0" class="reference"><a href="#cite_note-A2-84-46"><span class="cite-bracket">[</span>41<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Depuis, <span class="nowrap">Ariane 5</span> a effectué de nombreux lancements, et a atteint une fiabilité de 95&nbsp;%<sup id="cite_ref-A2-84_46-1" class="reference"><a href="#cite_note-A2-84-46"><span class="cite-bracket">[</span>41<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading4"><h4 id="Ariane_6">Ariane 6</h4></div>

<p><span class="nowrap"><a href="Ariane_6" title="Ariane 6">Ariane 6</a></span> est un lanceur de moyenne à forte puissance (5 à <span class="nowrap">11,5 tonnes</span> en <a href="Orbite_de_transfert_g%C3%A9ostationnaire" title="Orbite de transfert géostationnaire">orbite de transfert géostationnaire</a>) que l'Agence spatiale européenne développe pour remplacer sa fusée lourde <span class="nowrap">Ariane 5</span> à compter de 2022.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Les_objectifs_du_programme_spatial_français"><span id="Les_objectifs_du_programme_spatial_fran.C3.A7ais"></span>Les objectifs du programme spatial français</h2></div>

<p>Le programme spatial français est regroupé autour de plusieurs thèmes<sup id="cite_ref-47" class="reference"><a href="#cite_note-47"><span class="cite-bracket">[</span>42<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Les_lanceurs_et_leurs_infrastructures">Les lanceurs et leurs infrastructures</h3></div>
<p>Avec près de 33&nbsp;% du budget du programme spatial français (2014), l'activité des lanceurs et la gestion du principal centre de lancement européen (Kourou) reflètent le rôle historique joué par la France dans le développement des fusées européennes. L'objectif de cette activité est de fournir des moyens autonomes (dans le cadre de l'Europe) permettant de placer les satellites en orbite. Cela recouvre (en 2009)&nbsp;:
</p>
<ul><li>les évolutions du lanceur européen <span class="nowrap"><a href="Ariane_5" title="Ariane 5">Ariane 5</a></span> dont la France est le principal constructeur&nbsp;;</li>
<li>la mise au point du nouveau petit lanceur européen <a href="Vega" class="mw-redirect" title="Vega">Vega</a> sous maitrise d'œuvre italienne auquel la France participe par la réalisation du <abbr class="abbr" title="Premier">1<sup>er</sup></abbr>&nbsp;étage à poudre&nbsp;;</li>
<li>la mise à disposition dans le <a href="Centre_spatial_guyanais" title="Centre spatial guyanais">centre spatial guyanais</a> (CSG) de nouvelles installations de lancement destinées aux fusées <a href="Vega" class="mw-redirect" title="Vega">Vega</a> et <a href="Soyouz_(fus%C3%A9e)" title="Soyouz (fusée)">Soyouz</a>.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="L'activité_spatiale_militaire"><span id="L.27activit.C3.A9_spatiale_militaire"></span>L'activité spatiale militaire</h3></div>

<p>La France a développé tardivement des applications spatiales militaires en essayant sans grand succès d'intéresser des partenaires européens. Avec près de 15&nbsp;% du budget spatial national (2014), cette activité est le deuxième poste de dépense du programme spatial français après les <a href="Lanceur_(astronautique)" title="Lanceur (astronautique)">lanceurs</a> et devant les activités scientifiques. N'ayant pas les moyens de financer l'ensemble de la panoplie militaire déployée par la <a href="Russie" title="Russie">Russie</a>, la <a href="Chine" title="Chine">Chine</a> et surtout les <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a>, la France ne dispose en 2017 de satellites opérationnels que dans deux domaines&nbsp;: les télécommunications militaires (tactiques et stratégiques) et l'<a href="Satellite_de_reconnaissance" title="Satellite de reconnaissance">observation optique</a>.
</p><p>Les télécommunications militaires spatiales françaises sont prises en charge dans un premier temps par des équipements de télécommunications spécialisés emportés par des satellites de télécommunications civils nationaux de la série Telecom (charges utiles <a href="Syracuse_(satellite)" title="Syracuse (satellite)">Syracuse 1 et 2</a>) lancés entre 1984 et 1996 (7 satellites en tout) et placés sur une <a href="Orbite_g%C3%A9ostationnaire" title="Orbite géostationnaire">orbite géostationnaire</a><sup id="cite_ref-48" class="reference"><a href="#cite_note-48"><span class="cite-bracket">[</span>43<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Le premier satellite de télécommunications entièrement destiné à l'activité militaire est lancé en 2005. Ce premier exemplaire de la série <a href="Syracuse_3" class="mw-redirect" title="Syracuse 3">Syracuse 3</a> est suivi d'un deuxième satellite lancé en 2006 et de deux satellites développés en coopération avec l'Italie. Cette capacité est complétée par les satellites militaires franco-italiens <a href="Sicral_2" title="Sicral 2">Sicral 2</a> (38&nbsp;% de la capacité réservée pour la France, lancé en 2015) et <a href="Ath%C3%A9na-Fidus" class="mw-redirect" title="Athéna-Fidus">Athéna-Fidus</a> (2014). A l'horizon 2020 deux satellites <a href="Syracuse_4" class="mw-redirect" title="Syracuse 4">Syracuse 4</a> doivent assurer la relève de la génération précédente.
</p><p>En utilisant les connaissances technologiques accumulées dans le cadre du programme spatial d'observation civil <a href="Spot_(satellite)" class="mw-redirect" title="Spot (satellite)">Spot</a> la France a déployé des <a href="Satellites_de_reconnaissance" class="mw-redirect" title="Satellites de reconnaissance">satellites de reconnaissance</a> optique en <a href="Orbite_h%C3%A9liosynchrone" title="Orbite héliosynchrone">orbite héliosynchrone</a>. Les premiers sont les satellites <a href="Satellite_Helios" class="mw-redirect" title="Satellite Helios">Hélios</a> dont le premier exemplaire <span class="nowrap">Helios 1A</span> est lancé en 1995 et qui dispose d'une <a href="R%C3%A9solution_spatiale" class="mw-redirect" title="Résolution spatiale">résolution spatiale</a> de <span class="nowrap">1 mètre</span>. Trois autres satellites de la même famille sont lancés entre cette date et 2009. Deux satellites <a href="Pl%C3%A9iades_(satellite)" title="Pléiades (satellite)">Pléiades</a> à usage mixte civil et militaire sont lancés en 2011 et 2012. L'Italie dispose d'un droit d'accès aux images produites par cette série en échange de la possibilité pour les militaires français d'accéder aux images radar produites par la série des 4 <a href="COSMO-SkyMed" title="COSMO-SkyMed">COSMO-SkyMed</a> lancés par les italiens entre 2004 et 2010. La relève des satellites d'observation optique français doit être assurée par les trois satellites de la <a href="Composante_spatiale_optique" title="Composante spatiale optique">composante spatiale optique (CSO)</a> du programme <a href="MUSIS" title="MUSIS">MUSIS</a> (lancements prévus entre 2018 et 2021) qui devraient fournir des images avec une résolution spatiale pouvant atteindre 20&nbsp;<abbr class="abbr" title="centimètre">cm</abbr><sup id="cite_ref-49" class="reference"><a href="#cite_note-49"><span class="cite-bracket">[</span>44<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p><p>Dans le domaine du <a href="Renseignement_d'origine_%C3%A9lectromagn%C3%A9tique" title="Renseignement d'origine électromagnétique">renseignement d'origine électromagnétique</a> (ELINT en anglais) la France a développé de petits prototypes destinés à valider les technologies nécessaires. Ce sont d'abord les petits satellites <a href="Cl%C3%A9mentine_(satellite)" title="Clémentine (satellite)">Clémentine</a> (lancement en 1994) et <a href="Cerise_(satellite)" title="Cerise (satellite)">Cerise</a> (lancement en 1995) puis les constellations <a href="Essaim_(satellite)" title="Essaim (satellite)">Essaim</a> (lancement en 2004) et <a href="Elisa_(satellite)" class="mw-redirect" title="Elisa (satellite)">Elisa</a> (2011). Le premier système opérationnel <a href="CERES_(satellite)" title="CERES (satellite)">CERES</a>, constitué d'une constellation de trois satellites, doit être déployé en <time class="nowrap" datetime="2021-09" data-sort-value="2021-09">septembre 2021</time><sup id="cite_ref-50" class="reference"><a href="#cite_note-50"><span class="cite-bracket">[</span>45<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>. Les grandes puissances spatiales disposent de <a href="Satellites_d'alerte_avanc%C3%A9e" class="mw-redirect" title="Satellites d'alerte avancée">satellites d'alerte avancée</a> permettant de détecter le lancement de <a href="Missiles_balistiques" class="mw-redirect" title="Missiles balistiques">missiles balistiques</a>. La France n'a développé jusqu'à présent dans ce domaine qu'un prototype constitué de deux satellites <a href="SPIRALE" title="SPIRALE">SPIRALE</a> lancés en 2009 et dont la mission s'est achevée en 2011.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="La_recherche">La recherche</h3></div>
<p>L'activité de recherche représente le troisième poste de dépense du programme spatial français avec 14&nbsp;% du budget spatial national (2014). Elle rassemble la participation à l'ensemble des projets scientifiques de l'Agence spatiale européenne et quelques développements purement nationaux d'envergure généralement beaucoup plus modestes mais consommant les deux tiers du budget.
</p>
<ul><li><a href="Astronomie" title="Astronomie">Astronomie</a> spatiale dans le spectre visible, l'infrarouge,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr> (télescopes spatiaux <a href="T%C3%A9lescope_spatial_Herschel" class="mw-redirect" title="Télescope spatial Herschel">Herschel</a>, <a href="Planck_(satellite)" class="mw-redirect" title="Planck (satellite)">Planck</a>)</li>
<li><a href="Cosmologie" title="Cosmologie">Cosmologie</a>&nbsp;: comprendre les mécanismes fondamentaux de l'Univers (<a href="Laser_Interferometer_Space_Antenna" title="Laser Interferometer Space Antenna">LISA</a>)</li>
<li>Explorer le système solaire par l'envoi de sondes spatiales vers <a href="Mars_(plan%C3%A8te)" title="Mars (planète)">Mars</a> (<a href="Mars_Express" title="Mars Express">Mars Express</a>), <a href="V%C3%A9nus_(plan%C3%A8te)" title="Vénus (planète)">Vénus</a> (<a href="V%C3%A9nus_Express" class="mw-redirect" title="Vénus Express">Vénus Express</a>), <a href="Jupiter_(plan%C3%A8te)" title="Jupiter (planète)">Jupiter</a> et ses satellites (<a href="Cassini-Huygens" title="Cassini-Huygens">Cassini-Huygens</a>) et les <a href="Com%C3%A8te" title="Comète">comètes</a> (<a href="Rosetta_(sonde_spatiale)" title="Rosetta (sonde spatiale)">Rosetta</a>).</li>
<li>Fournir les données permettant de mieux maîtriser les mécanismes en œuvre dans la <a href="Biosph%C3%A8re" title="Biosphère">biosphère</a> de la <a href="Terre" title="Terre">Terre</a>. Ce programme se traduit notamment pas le déploiement des satellites <a href="D%C3%A9m%C3%A9ter_(satellite)" class="mw-redirect" title="Déméter (satellite)">Déméter</a> (<a href="S%C3%A9isme" title="Séisme">séismes</a>), <a href="PARASOL_(satellite)" class="mw-redirect" title="PARASOL (satellite)">PARASOL</a> et <a href="CALIPSO" title="CALIPSO">CALIPSO</a> (bilan radiatif), <a href="Megha-Tropiques_(satellite)" class="mw-redirect" title="Megha-Tropiques (satellite)">Mégha - Tropiques</a> (<a href="Cycle_de_l'eau" title="Cycle de l'eau">Cycle de l'eau</a>).</li>
<li>Étude sur les vols en formation de grappes de petits satellites sur lesquels sont répartis les instruments (par opposition à la création d'un satellite unique et lourd).</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="L'observation_de_la_Terre_à_des_fins_civiles"><span id="L.27observation_de_la_Terre_.C3.A0_des_fins_civiles"></span>L'observation de la Terre à des fins civiles</h3></div>

<p>Ce thème regroupe l'ensemble des activités spatiales permettant l’observation de l’environnement terrestre ainsi que la gestion des risques et des crises.
</p>
<ul><li>Projet de <a href="Global_Monitoring_for_Environment_and_Security" class="mw-redirect" title="Global Monitoring for Environment and Security">surveillance globale de l’environnement et de la sécurité</a> (initiative GMES)</li>
<li>La <a href="Satellite_Spot" class="mw-redirect" title="Satellite Spot">filière Spot</a>, embarquant l’instrument Végétation</li>
<li>Satellites d’océanographie <a href="TOPEX/Poseidon" title="TOPEX/Poseidon">TOPEX/Poseidon</a></li>
<li>Satellite <a href="ENVISAT" title="ENVISAT">ENVISAT</a></li>
<li><a href="Pl%C3%A9iades_(satellite)" title="Pléiades (satellite)">Constellation Pléiades</a></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="L'exploration_spatiale_et_les_vols_habités"><span id="L.27exploration_spatiale_et_les_vols_habit.C3.A9s"></span>L'exploration spatiale et les vols habités</h3></div>
<p>La France, via des missions nationales du CNES, le développement et la fourniture d'instruments sur des missions internationales, ou par sa contribution à l'ESA, participe à de nombreuses missions d'exploration robotique ou habitée.
</p>
<ul><li><a href="Station_spatiale_internationale" title="Station spatiale internationale">La Station Spatiale Internationale</a> et le véhicule ravitailleur <a href="V%C3%A9hicule_automatique_de_transfert_europ%C3%A9en" title="Véhicule automatique de transfert européen">ATV</a>.</li>
<li>Des instruments sur <a href="InSight" title="InSight">Insight</a> et les <a href="Astromobile" title="Astromobile">rovers</a> martiens <a href="Mars_Science_Laboratory" title="Mars Science Laboratory">Curiosity</a> et <a href="Exploration_de_Mars_par_Perseverance" title="Exploration de Mars par Perseverance">Perseverance</a>.</li>
<li>La mission <a href="BepiColombo" title="BepiColombo">BepiColombo</a>.</li>
<li>La mission Japonaise <a href="Hayabusa_2" title="Hayabusa 2">Hayabusa</a>.</li>
<li>Le <a href="Programme_Artemis" title="Programme Artemis">programme Artemis</a>.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Les_applications_spatiales_grand_public">Les applications spatiales grand public</h3></div>
<ul><li>Programme de navigation par satellite <a href="Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)" title="Galileo (système de positionnement)">Galileo</a></li>
<li>Système de localisation et de détresse <a href="Cospas-Sarsat" title="Cospas-Sarsat">Cospas-Sarsat</a>.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Budget">Budget</h2></div>
<p>Le budget total du programme spatial français en 2014 est de <span class="nowrap">2,16 milliards</span> d'euros pour le <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a> auquel s'ajoutent 43 M€ pour <a href="EUMETSAT" class="mw-redirect" title="EUMETSAT">EUMETSAT</a>. Le budget du programme spatial français a pour destinataire final trois entités&nbsp;:
</p>
<ul><li>L'agence spatiale française, le CNES</li>
<li>L'<a href="Agence_spatiale_europ%C3%A9enne" title="Agence spatiale européenne">Agence spatiale européenne</a> (ESA)</li>
<li>Le centre européen de météorologie spatiale EUMETSAT</li></ul>
<p>Le budget alloué à l'ESA est géré par le CNES tandis que celui d'EUMETSAT est géré par <a href="M%C3%A9t%C3%A9o-France" title="Météo-France">Météo-France</a>.
</p>
<table align="center" rules="all" cellspacing="0" cellpadding="2" style="border: 1px solid #999; border-right: 2px solid #999; border-bottom: 2px solid #999; font-size: 90%; background: #f3fff3">
<caption>Ventilation du budget spatial français 2014 par domaine d'activité<sup id="cite_ref-budget2014ministere_51-0" class="reference"><a href="#cite_note-budget2014ministere-51"><span class="cite-bracket">[</span>46<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>
</caption>
<tbody><tr align="center" style="background:#FFF8DC">
<th width="200">Domaine d'activité
</th>
<th width="70">Budget total
</th>
<th width="70">Part
</th>
<th width="70">Agence
</th>
<th width="70">Montant
</th>
<th>Exemples de projets et missions
</th></tr>
<tr>
<td rowspan="2" style="background-color:#d9edff"><b>Lanceurs</b>
</td>
<td rowspan="2" align="center">703 M€
</td>
<td rowspan="2" align="center">32,6&nbsp;%
</td>
<td align="center"><a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td align="center">328 M€
</td>
<td rowspan="2">Lanceurs <span class="nowrap"><a href="Ariane_5" title="Ariane 5">Ariane 5</a></span>, <span class="nowrap"><a href="Ariane_6" title="Ariane 6">Ariane 6</a></span>, <a href="Vega" class="mw-redirect" title="Vega">Vega</a>, installations de la <a href="Base_de_lancement_de_Kourou" class="mw-redirect" title="Base de lancement de Kourou">base de lancement de Kourou</a>
</td></tr>
<tr>
<td align="center"><a href="Agence_spatiale_europ%C3%A9enne" title="Agence spatiale européenne">ESA</a>
</td>
<td align="center">375 M€
</td></tr>
<tr>
<td style="background-color:#FF69B4"><b>Sécurité et défense</b>
</td>
<td align="center">316 M€
</td>
<td align="center">14,6&nbsp;%
</td>
<td align="center">CNES
</td>
<td align="center">316 M€
</td>
<td><a href="Syracuse_(satellites)" class="mw-redirect" title="Syracuse (satellites)">Syracuse</a>; <a href="Helios_(satellite)" title="Helios (satellite)">Helios</a>,<a href="Pl%C3%A9iades_(satellite)" title="Pléiades (satellite)">Pléiades</a>, <a href="Ath%C3%A9na-Fidus" class="mw-redirect" title="Athéna-Fidus">Athéna-Fidus</a>, <a href="Composante_spatiale_optique" title="Composante spatiale optique">CSO</a>, <a href="CERES_(satellite)" title="CERES (satellite)">CERES</a>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="2" style="background-color:#ffffb1"><b>Exploration du système solaire, astronomie, cosmologie, physique</b>
</td>
<td rowspan="2" align="center">291 M€
</td>
<td rowspan="2" align="center">13,5&nbsp;%
</td>
<td align="center">CNES
</td>
<td align="center">181 M€
</td>
<td><a href="Microscope_(satellite)" class="mw-redirect" title="Microscope (satellite)">Microscope</a>, <a href="Pharao_(horloge)" class="mw-redirect" title="Pharao (horloge)">Pharao</a>, <a href="Space_Variable_Objects_Monitor" class="mw-redirect" title="Space Variable Objects Monitor">SVOM</a>
</td></tr>
<tr>
<td align="center">ESA
</td>
<td align="center">110 M€
</td>
<td><a href="Rosetta_(sonde_spatiale)" title="Rosetta (sonde spatiale)">Rosetta</a>, <a href="BepiColombo" title="BepiColombo">BepiColombo</a>, <a href="Solar_Orbiter" title="Solar Orbiter">Solar Orbiter</a>, <a href="Gaia_(satellite)" title="Gaia (satellite)">Gaia</a>, <a href="Euclid_(t%C3%A9lescope_spatial)" title="Euclid (télescope spatial)">Euclid</a>, <a href="PLATO_(t%C3%A9lescope_spatial)" class="mw-redirect" title="PLATO (télescope spatial)">PLATO</a>, <a href="Programme_ExoMars" title="Programme ExoMars">Programme ExoMars</a>, <a href="Mars_Science_Laboratory" title="Mars Science Laboratory">Curiosity</a>, <a href="Jupiter_Icy_Moon_Explorer" class="mw-redirect" title="Jupiter Icy Moon Explorer">JUICE</a>, <a href="InSight" title="InSight">InSight</a>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="2" style="background-color:#FF7F50"><b>Observation et étude de la Terre et du climat</b>
</td>
<td rowspan="2" align="center">227 M€
</td>
<td rowspan="2" align="center">10,5&nbsp;%
</td>
<td align="center">CNES
</td>
<td align="center">116 M€
</td>
<td><a href="SARAL" title="SARAL">SARAL</a>, <a href="CFOSAT" title="CFOSAT">CFOSAT</a>, <a href="Taranis_(satellite)" class="mw-redirect" title="Taranis (satellite)">Taranis</a>, <a href="Surface_Water_Ocean_Topography_Mission" class="mw-redirect" title="Surface Water Ocean Topography Mission">SWOT</a>, <a href="V%C3%A9n%CE%BCs_(satellite)" class="mw-redirect" title="Vénμs (satellite)">Vénμs</a>, <a href="Methane_Remote_Sensing_Mission" class="mw-redirect" title="Methane Remote Sensing Mission">MERLIN</a>
</td></tr>
<tr>
<td align="center">ESA
</td>
<td align="center">111 M€
</td>
<td><a href="ADM-Aeolus" title="ADM-Aeolus">ADM-Aeolus</a>, <a href="EarthCARE" title="EarthCARE">EarthCARE</a>, <a href="Biomass_(satellite)" title="Biomass (satellite)">Biomass</a>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="2" style="background-color:#a9e9a9"><b>Télécommunications, navigation</b>
</td>
<td rowspan="2" align="center">129 M€
</td>
<td rowspan="2" align="center">6&nbsp;%
</td>
<td align="center">CNES
</td>
<td align="center">41 M€
</td>
<td>ThD-SAT
</td></tr>
<tr>
<td align="center">ESA
</td>
<td align="center">88 M€
</td>
<td><a href="Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)" title="Galileo (système de positionnement)">Galileo</a>, <a href="European_Data_Relay_Satellite" class="mw-redirect" title="European Data Relay Satellite">EDRS</a>, <a href="ARTES_(programme_spatial)" title="ARTES (programme spatial)">programme ARTES</a>
</td></tr>
<tr>
<td style="background-color:#EE82EE"><b>Programme spatial habité</b>
</td>
<td align="center">106 M€
</td>
<td align="center">4,9&nbsp;%
</td>
<td align="center">ESA
</td>
<td align="center">106 M€
</td>
<td>Participation à la <a href="Station_spatiale_internationale" title="Station spatiale internationale">Station spatiale internationale</a> <a href="V%C3%A9hicule_automatique_de_transfert_europ%C3%A9en" title="Véhicule automatique de transfert européen">ATV</a>
</td></tr>
<tr>
<td style="background-color:#F4A460"><b>Recherche technologique (PIA part CNES)</b>
</td>
<td align="center">63 M€
</td>
<td align="center">2,9&nbsp;%
</td>
<td align="center">CNES
</td>
<td align="center">63 M€
</td>
<td><span class="nowrap">Ariane 6</span>&nbsp;: 3,4 M€, Plateforme géostationnaire 22,2 M€, Très haut débit 14,8 M€, SWOT 11,9 M€, Myriades Evolutions 4,5 M€
</td></tr>
<tr>
<td style="background-color:#66CDAA"><b>Météorologie</b>
</td>
<td align="center">43 M€¹
</td>
<td align="center">2&nbsp;%
</td>
<td align="center"><a href="EUMETSAT" class="mw-redirect" title="EUMETSAT">EUMETSAT</a>
</td>
<td align="center">43 M€
</td>
<td><a href="MetOp-A" class="mw-redirect" title="MetOp-A">MetOp-A</a>, <a href="M%C3%A9t%C3%A9osat_troisi%C3%A8me_g%C3%A9n%C3%A9ration" title="Météosat troisième génération">MTG</a>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="2" style="background-color:#DFDFDF"><b>Autres dépenses</b>
</td>
<td rowspan="2" align="center">282 M€
</td>
<td rowspan="2" align="center">13,1&nbsp;%
</td>
<td align="center">CNES
</td>
<td align="center">256 M€
</td>
<td>Directions centrales, ressources mutualisées, taxes
</td></tr>
<tr>
<td align="center">ESA
</td>
<td align="center">26 M€
</td>
<td>Directions centrales
</td></tr>
<tr>
<td colspan="6">¹Pour information&nbsp;: ce budget ne transite pas par les comptes du CNES
</td></tr></tbody></table>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="L'organisation"><span id="L.27organisation"></span>L'organisation</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Le_CNES_:_agence_spatiale_nationale">Le CNES&nbsp;: agence spatiale nationale</h3></div>

<p>Le Centre national d'études spatiales ou CNES est l'<a href="Agence_spatiale" title="Agence spatiale">agence spatiale</a> française chargée d’élaborer et de mettre en œuvre. Le CNES dispose d'un <a href="Budget" title="Budget">budget</a> de 2,334&nbsp;milliard d'<a href="Euro" title="Euro">euros</a> en <a href="2017_en_astronautique" title="2017 en astronautique">2017</a>, le plus important en <a href="Europe" title="Europe">Europe</a> (35 euros par habitant) et le quatrième budget spatial dans le monde. Ce budget inclut la part reversée à l'<a href="Agence_spatiale_europ%C3%A9enne" title="Agence spatiale européenne">Agence spatiale européenne</a> (833&nbsp;millions d'euros, 35,69&nbsp;% du budget), qui est consacrée essentiellement aux missions scientifiques (<a href="Astronomie" title="Astronomie">astronomie</a>, exploration du <a href="Syst%C3%A8me_solaire" title="Système solaire">système solaire</a>, étude de la <a href="Terre" title="Terre">Terre</a>) et aux investissements dans les <a href="Lanceur_(astronautique)" title="Lanceur (astronautique)">lanceurs</a>. La part investie directement par le CNES porte dans l'ordre d'importance sur les lanceurs et la gestion de la <a href="Base_de_lancement_de_Kourou" class="mw-redirect" title="Base de lancement de Kourou">base de lancement de Kourou</a> (324&nbsp;<abbr class="abbr" title="mégaeuro">M€</abbr>, 17&nbsp;%), les missions militaires (269&nbsp;<abbr class="abbr" title="mégaeuro">M€</abbr>, 14&nbsp;%), scientifiques (167&nbsp;<abbr class="abbr" title="mégaeuro">M€</abbr>, 9&nbsp;%), l'étude de la Terre généralement dans le cadre de coopérations binationales (120&nbsp;<abbr class="abbr" title="mégaeuro">M€</abbr>, 6&nbsp;%), les développements autour des satellites de télécommunication et de navigation par satellite (42&nbsp;<abbr class="abbr" title="mégaeuro">M€</abbr>, 2&nbsp;%). Le CNES est placé sous la tutelle conjointe des <a href="Minist%C3%A8re_de_l'Enseignement_sup%C3%A9rieur_et_de_la_Recherche_(France)" class="mw-redirect" title="Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (France)">ministères de la Recherche</a> et <a href="Minist%C3%A8re_des_Arm%C3%A9es_(France)" class="mw-redirect" title="Ministère des Armées (France)">des Armées</a>. Le CNES a été créé à l'initiative du <a href="Pr%C3%A9sident_de_la_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise" title="Président de la République française">président</a> <a href="Charles_de_Gaulle" title="Charles de Gaulle">Charles de Gaulle</a> le <time class="nowrap date-lien" datetime="1961-12-19" data-sort-value="1961-12-19"><a href="19_d%C3%A9cembre" title="19 décembre">19</a> <a href="D%C3%A9cembre_1961" title="Décembre 1961">décembre</a> <a href="1961_en_astronautique" title="1961 en astronautique">1961</a></time> afin de fournir une <a href="Agence_spatiale" title="Agence spatiale">structure chargée de coordonner et animer les activités spatiales</a> françaises centrées à l'époque sur le développement du <a href="Lanceur_(astronautique)" title="Lanceur (astronautique)">lanceur</a>-<a href="Diamant_(fus%C3%A9e)" title="Diamant (fusée)">fusée <i>Diamant</i></a>. Le CNES est toujours en 2017 l'agence spatiale nationale la plus importante des pays de l'<a href="Union_europ%C3%A9enne" title="Union européenne">Union européenne</a>.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="L'agence_spatiale_européenne"><span id="L.27agence_spatiale_europ.C3.A9enne"></span>L'agence spatiale européenne</h3></div>

<p>L’Agence spatiale européenne ou <b>ESA</b> (pour <b>European Space Agency</b>), est l'<a href="Agence_spatiale" title="Agence spatiale">agence spatiale</a> intergouvernementale coordonnant les projets spatiaux menés en commun par une vingtaine de <a href="Europe" title="Europe">pays européens</a> dont la France. L'agence spatiale, qui par son budget (5&nbsp;750&nbsp;millions d'euros en 2017) est la troisième agence spatiale dans le monde après la <a href="National_Aeronautics_and_Space_Administration" title="National Aeronautics and Space Administration">NASA</a> et l'<a href="Agence_spatiale_f%C3%A9d%C3%A9rale_russe" class="mw-redirect" title="Agence spatiale fédérale russe">agence spatiale fédérale russe</a>, a été fondée le <time class="nowrap" datetime="1975-05-31" data-sort-value="1975-05-31">31 mai 1975</time>. La France contribue à hauteur de 22,7&nbsp;% au budget (hors participation de l'Union Européenne) de l'Agence et constitue à ce titre un des deux piliers avec l'Allemagne de l'organisation. Les activités de l'agence couvrent l'ensemble du domaine spatial&nbsp;: les sciences avec l'<a href="Astrophysique" title="Astrophysique">astrophysique</a>, l'exploration du <a href="Syst%C3%A8me_solaire" title="Système solaire">Système solaire</a>, l'étude du <a href="Soleil" title="Soleil">Soleil</a> et la physique fondamentale&nbsp;; l'étude et l'observation de la Terre avec des satellites spécialisés&nbsp;; le développement de lanceurs&nbsp;; les vols habités à travers sa participation à la <a href="Station_spatiale_internationale" title="Station spatiale internationale">Station spatiale internationale</a>&nbsp;; la navigation par satellite avec le programme <a href="Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)" title="Galileo (système de positionnement)">Galileo</a>&nbsp;; les télécommunications spatiales pour lesquelles l'agence finance la mise au point de nouveaux concepts&nbsp;; la recherche dans le domaine des technologies spatiales. L'ESA participe également à des programmes spatiaux initiés par d'autres agences spatiales. La stratégie est définie par un conseil dans lequel chaque pays membre dispose d'un représentant. Les programmes initiés par l'agence, qui représentent 75&nbsp;% du budget, sont financés directement par les pays membres. Ceux-ci versent une contribution proportionnelle à leur PIB pour le financement de 20&nbsp;% du budget (programme scientifique et frais généraux) et participent dans des proportions de leur choix aux programmes facultatifs. Le quart du budget est fourni par l'<a href="Union_europ%C3%A9enne" title="Union européenne">Union européenne</a> et <a href="EUMETSAT" class="mw-redirect" title="EUMETSAT">EUMETSAT</a> pour le développement du segment spatial de ces programmes gérés par ces institutions (programme Galileo, <a href="Satellites_m%C3%A9t%C3%A9orologiques" class="mw-redirect" title="Satellites météorologiques">satellites météorologiques</a>, GMES/Copernic). Certains des pays membres conservent, à côté de leur participation aux programmes européens, des programmes spatiaux purement nationaux. L'agence spatiale européenne, qui a son siège à <a href="Paris" title="Paris">Paris</a>, confie après sélection sur appel d'offres les travaux de recherche et le développement des engins spatiaux aux universités, instituts et industriels des pays membres en appliquant le principe du «&nbsp;retour géographique&nbsp;»&nbsp;: les dépenses de l'agence dans chaque pays sont au prorata de la contribution. L'ESA utilise les installations du <a href="Centre_spatial_guyanais" title="Centre spatial guyanais">centre de lancement de Kourou</a>, établissement du <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">CNES</a> pour le lancement de ses fusées.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="L'EUMETSAT"><span id="L.27EUMETSAT"></span>L'EUMETSAT</h3></div>
<p>L'<a href="Organisation_europ%C3%A9enne_pour_l'exploitation_des_satellites_m%C3%A9t%C3%A9orologiques" title="Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques">Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques</a> ou EUMETSAT (en anglais <span class="lang-en" lang="en"><i>European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites</i></span>) est une organisation intergouvernementale basée à Darmstadt (Allemagne), fédérant 30 États membres européens dont la France . Elle a comme mission la mise en place, la maintenance et l'exploitation des systèmes européens de <a href="Satellite_m%C3%A9t%C3%A9orologique" title="Satellite météorologique">satellites météorologiques</a>. EUMETSAT est responsable du lancement et des opérations des satellites, ainsi que d'en acheminer les données aux utilisateurs finaux tout en contribuant à l'observation climatique et la détection des <a href="Changement_climatique" title="Changement climatique">changements climatiques</a>. EUMETSAT gère une flotte de satellites placés en orbite géostationnaire (<a href="M%C3%A9t%C3%A9osat_seconde_g%C3%A9n%C3%A9ration" title="Météosat seconde génération">Météosat seconde génération</a>) et polaire (MetOp). En 2015 la France contribue à son budget à hauteur d'environ <span class="nowrap">50 millions</span> d'euros pour un budget total d'environ <span class="nowrap">350 millions</span> d'euros.
</p>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="L'industrie_spatiale_française"><span id="L.27industrie_spatiale_fran.C3.A7aise"></span>L'industrie spatiale française</h3></div>
<p>L'industrie spatiale française comporte des sociétés d'envergure internationale et un tissu de PME intervenant sur des domaines pointus&nbsp;;
</p>
<ul><li><a href="ArianeGroup" title="ArianeGroup">ArianeGroup</a> est une entreprise implantée principalement en France et en <a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a> qui rassemble des activités spatiales autrefois gérées au sein de <a href="Safran_(entreprise)" title="Safran (entreprise)">Safran</a>, <a href="Airbus" class="mw-redirect" title="Airbus">Airbus</a> et <a href="Arianespace" title="Arianespace">Arianespace</a>. Elle effectue environ <span class="nowrap">3 milliards</span> d'euros de chiffre d'affaires et emploie en tout 9&nbsp;000&nbsp;personnes (2016). C'est le constructeur des <a href="Lanceur_(astronautique)" title="Lanceur (astronautique)">lanceurs</a> <span class="nowrap"><a href="Ariane_5" title="Ariane 5">Ariane 5</a></span> et <span class="nowrap"><a href="Ariane_6" title="Ariane 6">Ariane 6</a></span> et de leurs systèmes de propulsion (<a href="Vulcain_(moteur-fus%C3%A9e)" title="Vulcain (moteur-fusée)">Vulcain</a>, <a href="Vinci_(moteur-fus%C3%A9e)" title="Vinci (moteur-fusée)">Vinci</a>, <a href="%C3%89tage_d'acc%C3%A9l%C3%A9ration_%C3%A0_poudre" class="mw-redirect" title="Étage d'accélération à poudre">EAP</a>…). Les principaux sites en France sont situés à <a href="Vernon_(Eure)" title="Vernon (Eure)">Vernon</a> (propulsion spatiale), <a href="Les_Mureaux" title="Les Mureaux">Les Mureaux</a> (assemblage de l'étage cryotechnique des lanceurs <span class="nowrap">Ariane 5</span> et <span class="nowrap">Ariane 6</span>), <a href="Saint-M%C3%A9dard-en-Jalles" title="Saint-Médard-en-Jalles">Saint-Médard-en-Jalles</a> (propulsion à propergol solide des lanceurs civils et du missile balistique M5) et <a href="Kourou" title="Kourou">Kourou</a> (coulée des blocs de propergol solide des lanceurs Ariane).</li>
<li><a href="Airbus_Space_Systems" class="mw-redirect" title="Airbus Space Systems">Airbus Space Systems</a> (autrefois Astrium) est un groupe européen qui dispose en France de deux sites. L'établissement de <a href="Toulouse" title="Toulouse">Toulouse</a> (environ 2&nbsp;000&nbsp;personnes) construit des satellites de télécommunications et institutionnels. Un deuxième établissement se situe à <a href="%C3%89lancourt" title="Élancourt">Élancourt</a> en région parisienne.</li>
<li><a href="Thales_Alenia_Space" title="Thales Alenia Space">Thales Alenia Space</a> est un groupe franco-italien. Son établissement principal se situe à <a href="Centre_spatial_de_Cannes_-_Mandelieu" title="Centre spatial de Cannes - Mandelieu">Cannes</a> (environ 2000 employés) où sont assemblés des <a href="Satellites_de_t%C3%A9l%C3%A9communications" class="mw-redirect" title="Satellites de télécommunications">satellites de télécommunications</a> et des <a href="Satellites_m%C3%A9t%C3%A9orologiques" class="mw-redirect" title="Satellites météorologiques">satellites météorologiques</a></li>
<li><a href="Sodern" title="Sodern">Sodern</a> filiale de <a href="ArianeGroup" title="ArianeGroup">ArianeGroup</a> située à <a href="Limeil-Br%C3%A9vannes" title="Limeil-Brévannes">Limeil-Brévannes</a> en région parisienne est spécialisée dans les instruments de contrôle d'attitude pour satellites (capteurs terrestres et solaires, viseurs d'étoiles et les instruments optiques de pointes</li></ul>
<p>Dans le secteur tertiaire on trouve également&nbsp;:
</p>
<ul><li><a href="Eutelsat" title="Eutelsat">Eutelsat</a> un des principaux opérateurs de satellites de télécommunications mondiaux dont le siège est à Paris&nbsp;;</li>
<li><a href="Starsem" title="Starsem">Starsem</a> détenue à 50&nbsp;% par <a href="ArianeGroup" title="ArianeGroup">ArianeGroup</a> et qui commercialise des missions sur des lanceurs russes.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Les_organismes_de_recherche">Les organismes de recherche</h3></div>
<p>Les laboratoires de recherche jouent un rôle important dans l'activité spatiale, en particulier dans les programmes scientifiques (exploration du système solaire, recherche sur le climat, observatoires astronomiques spatiaux,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>) en élaborant à la fois le cahier des charges des missions et l'instrumentation souvent complexe car fortement miniaturisée. Le domaine spatial ne représente généralement qu'une fraction de l'activité de ces laboratoires. Les principaux laboratoires français intervenant dans le domaine spatial sont&nbsp;:
</p>
<ul><li><a href="Institut_d'astrophysique_spatiale" title="Institut d'astrophysique spatiale">Institut d'astrophysique spatiale</a> (IAS) implanté à Orsay (région parisienne) développe de l'instrumentation des missions d'exploration du système solaire</li>
<li><a href="Astrophysique%2C_Instrumentation%2C_Mod%C3%A9lisation" class="mw-redirect" title="Astrophysique, Instrumentation, Modélisation">Astrophysique, Instrumentation, Modélisation</a> (AIM) laboratoire du <a href="Commissariat_%C3%A0_l'%C3%A9nergie_atomique" class="mw-redirect" title="Commissariat à l'énergie atomique">CEA</a> implanté à Saclay (région parisienne) développant des instruments pour les observatoires spatiaux</li>
<li><a href="Institut_de_recherche_en_astrophysique_et_plan%C3%A9tologie" title="Institut de recherche en astrophysique et planétologie">Institut de recherche en astrophysique et planétologie</a> (IRAP) implanté à <a href="Toulouse" title="Toulouse">Toulouse</a> développe des instruments pour les observatoires spatiaux.</li>
<li><a href="Institut_d'astrophysique_de_Paris" title="Institut d'astrophysique de Paris">Institut d'astrophysique de Paris</a> (IAP) impliqué dans le développement des observatoires spatiaux</li>
<li><a href="Laboratoire_d'astrophysique_de_Marseille" title="Laboratoire d'astrophysique de Marseille">Laboratoire d'astrophysique de Marseille</a> (LAM) développe des instruments pour des missions d'exploration du système solaire et des télescopes spatiaux</li>
<li><a href="Laboratoire_atmosph%C3%A8res%2C_milieux%2C_observations_spatiales" class="mw-redirect" title="Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales">Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales</a> (LATMOS) installé à <a href="Guyancourt" title="Guyancourt">Guyancourt</a> (région parisienne) et Paris développe des instruments pour les missions d'exploration du système solaire</li>
<li><a href="Laboratoire_d'%C3%A9tudes_spatiales_et_d'instrumentation_en_astrophysique" title="Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique">Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique</a> (LESIA) installé à <a href="Meudon" title="Meudon">Meudon</a> (région parisienne) et Paris développe des instruments pour des missions d'exploration du système solaire et des télescopes spatiaux</li>
<li><a href="Laboratoire_de_physique_des_plasmas" title="Laboratoire de physique des plasmas">Laboratoire de physique des plasmas</a> (LPP) installé à Palaiseau et <a href="Saint-Maur-des-Foss%C3%A9s" title="Saint-Maur-des-Fossés">Saint-Maur-des-Fossés</a> (région parisienne) développe des instruments analysant le plasma</li>
<li><a href="Laboratoire_de_physique_et_chimie_de_l'environnement_et_de_l'espace" title="Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace">Laboratoire de physique et chimie de l'environnement et de l'espace</a> (LPC2E) installé à <a href="Orl%C3%A9ans-la-Source" title="Orléans-la-Source">Orléans-la-Source</a> développe des instruments pour des missions d'exploration du système solaire</li></ul>
<p>Le domaine spatiale représente une activité plus marginale pour les laboratoires suivants&nbsp;:
</p>
<ul><li><a href="Institut_de_plan%C3%A9tologie_et_d'astrophysique_de_Grenoble" title="Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble">Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble</a> (instrumentation)</li>
<li><a href="Laboratoire_de_physique_subatomique_et_de_cosmologie_de_Grenoble" title="Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble">Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble</a>.</li></ul>
<p>Des laboratoires sont également impliqués dans les recherches des technologies spatiales (propulsion,&nbsp;<abbr class="abbr" title="et cetera">etc.</abbr>)&nbsp;:
</p>
<ul><li><a href="Office_national_d'%C3%A9tudes_et_de_recherches_a%C3%A9rospatiales" title="Office national d'études et de recherches aérospatiales">Office national d'études et de recherches aérospatiales</a> (ONERA) étude sur les structures des lanceurs, la propulsion spatiale, développement de l'instrumentation spatiale pour le contrôle d'attitude (accéléromètres) ou à des fins scientifiques.</li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="La_coopération_européenne_et_internationale"><span id="La_coop.C3.A9ration_europ.C3.A9enne_et_internationale"></span>La coopération européenne et internationale</h2></div>
<p>La France a une politique de coopération internationale très active dans le domaine spatial. Celle-ci se traduit par sa participation aux projets de l'<a href="Agence_spatiale_europ%C3%A9enne" title="Agence spatiale européenne">Agence spatiale européenne</a> dont elle est l'un des principaux contributeurs ainsi qu'à travers les programmes directement mis en œuvre par l'<a href="Union_europ%C3%A9enne" title="Union européenne">Union européenne</a> (<a href="Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)" title="Galileo (système de positionnement)">Galileo</a> et <a href="Copernicus_(programme)" title="Copernicus (programme)">GMES</a>) mais également par des partenariats bilatéraux avec les principales nations spatiales. Ce dernier volet se développe dans le cadre d'accords intergouvernementaux ou inter-agences (spatiales). La mise en œuvre des accords bilatéraux est confiée à l'agence spatiale française, le CNES. Les projets portent sur la recherche dans le domaine climatique, de l'environnement terrestre et sur plusieurs applications spatiales (observation de la Terre). La France apporte également son expertise dans le domaine des technologies spatiales<sup id="cite_ref-MAE_52-0" class="reference"><a href="#cite_note-MAE-52"><span class="cite-bracket">[</span>47<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>.
</p>
<table class="wikitable alternance centre">
<caption>Synthèse principaux projets bilatéraux
</caption>
<tbody><tr>
<th scope="col">Pays
</th>
<th scope="col">Domaine
</th>
<th scope="col">Organisations impliquées
</th>
<th scope="col">Projet
</th>
<th scope="col">Détail participation France
</th>
<th scope="col">Dates
</th>
<th scope="col">Commentaire
</th></tr>
<tr>
<td rowspan="13"><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="%C3%89tats-Unis" title="États-Unis">États-Unis</a></td>
<td rowspan="5">Océanographie</td>
<td rowspan="2"><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="TOPEX/Poseidon" title="TOPEX/Poseidon">TOPEX/Poseidon</a></td>
<td>Contribution à hauteur de 50&nbsp;%</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 1992</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="Jason-1" class="mw-redirect" title="Jason-1">Jason-1</a></td>
<td>Contribution à hauteur de 50&nbsp;%</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2001</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> <a href="NOAA" class="mw-redirect" title="NOAA">NOAA</a> <a href="Eumetsat" class="mw-redirect" title="Eumetsat">Eumetsat</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="Jason-2" class="mw-redirect" title="Jason-2">Jason-2</a></td>
<td>Fourniture de la plateforme et assemblage du satellite</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2008</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="NOAA" class="mw-redirect" title="NOAA">NOAA</a> <a href="Eumetsat" class="mw-redirect" title="Eumetsat">Eumetsat</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="Jason-3" class="mw-redirect" title="Jason-3">Jason-3</a></td>
<td>Fourniture de la plateforme</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2016</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="Surface_Water_Ocean_Topography" title="Surface Water Ocean Topography">SWOT</a></td>
<td>Fourniture de la plateforme</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: décembre 2022</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="4">Exploration de <a href="Mars_(plan%C3%A8te)" title="Mars (planète)">Mars</a>
</td>
<td rowspan="4"><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Mars_Science_Laboratory" title="Mars Science Laboratory">Mars Science Laboratory</a>
</td>
<td>Fourniture de l'instrument ChemCam et du <a href="Chromatographie_en_phase_gazeuse" title="Chromatographie en phase gazeuse">chromatographe en phase gazeuse</a> SAM-GC
</td>
<td>Atterrissage&nbsp;: 2012
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="MAVEN" title="MAVEN">MAVEN</a>
</td>
<td>Fourniture de l'instrument SWEA
</td>
<td>Insertion en orbite&nbsp;: 2014
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="InSight" title="InSight">InSight</a></td>
<td>Fourniture du <a href="Sismom%C3%A8tre" class="mw-redirect" title="Sismomètre">sismomètre</a> SEIS</td>
<td>Atterrissage&nbsp;: 2018</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="Mars_2020_(mission_spatiale)" title="Mars 2020 (mission spatiale)">Mars 2020</a>
</td>
<td>Fourniture de l'instrument SuperCam
</td>
<td>Atterrissage&nbsp;: 2021
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Exploration de <a href="Titan_(lune)" title="Titan (lune)">Titan</a>
</td>
<td><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Dragonfly_(sonde_spatiale)" title="Dragonfly (sonde spatiale)">Dragonfly</a>
</td>
<td>Fourniture du chromatographe en phase gazeuse DraMS-GC<sup id="cite_ref-53" class="reference"><a href="#cite_note-53"><span class="cite-bracket">[</span>48<span class="cite-bracket">]</span></a></sup>
</td>
<td>Lancement&nbsp;: 2027
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Géolocalisation
</td>
<td><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> <a href="NOAA" class="mw-redirect" title="NOAA">NOAA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Syst%C3%A8me_Argos" title="Système Argos">Argos</a>
</td>
<td>Exploitation du système
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 1998
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Observation de la Terre
</td>
<td rowspan="2"><a href="NASA" class="mw-redirect" title="NASA">NASA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="CALIPSO" title="CALIPSO">CALIPSO</a>
</td>
<td>Fourniture de la plateforme et de l'imageur infrarouge
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2006
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Observation du Soleil
</td>
<td><a href="STEREO" title="STEREO">STEREO</a>
</td>
<td>Fourniture des instruments SWEA et SWAVES
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2006
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="3"><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Inde" title="Inde">Inde</a></td>
<td rowspan="3">Observation de la Terre</td>
<td rowspan="3"><a href="ISRO" class="mw-redirect" title="ISRO">ISRO</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="Megha-Tropiques" title="Megha-Tropiques">Megha-Tropiques</a></td>
<td></td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2011</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="SARAL" title="SARAL">SARAL</a></td>
<td>Fourniture de la charge utile</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2013</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="TRISHNA" title="TRISHNA">TRISHNA</a>
</td>
<td>Fourniture de l'instrument IRT
</td>
<td>Lancement prévu en 2025
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="4"><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Chine" title="Chine">Chine</a>
</td>
<td>Océanographie
</td>
<td rowspan="4"><a href="Administration_spatiale_nationale_chinoise" title="Administration spatiale nationale chinoise">CNSA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Haiyang_(satellite)" title="Haiyang (satellite)">HY-2A</a>
</td>
<td>Fourniture de l'instrument <a href="DORIS_(syst%C3%A8me_satellitaire)" title="DORIS (système satellitaire)">DORIS</a>
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2011
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Météorologie marine</td>
<td><a href="CFOSAT" title="CFOSAT">CFOSAT</a></td>
<td>Fourniture du principal instrument</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2011</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Télescope spatial rayons X</td>
<td><a href="Space_Variable_Objects_Monitor" class="mw-redirect" title="Space Variable Objects Monitor">Space Variable Objects Monitor</a></td>
<td>Fourniture des principaux instruments</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2021</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="Exploration_de_la_Lune" title="Exploration de la Lune">Exploration de la Lune</a>
</td>
<td><a href="Chang'e_6" title="Chang'e 6">Chang'e 6</a>
</td>
<td>Fourniture de l'instrument DORn
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2024
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="2"><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Italie" title="Italie">Italie</a></td>
<td rowspan="2">Satellites militaires</td>
<td rowspan="2"><a href="Agence_spatiale_italienne" title="Agence spatiale italienne">ASI</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="ORFEO" title="ORFEO">ORFEO</a></td>
<td>Coopération autour des satellites <a href="Pl%C3%A9iades_(satellite)" title="Pléiades (satellite)">Pléiades</a> et <a href="COSMO-SkyMed" title="COSMO-SkyMed">COSMO-SkyMed</a></td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2007-2012</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><a href="Ath%C3%A9na-Fidus" class="mw-redirect" title="Athéna-Fidus">Athéna-Fidus</a> et <a href="Sicral_2" title="Sicral 2">Sicral 2</a></td>
<td>Coopération autour des satellites <a href="Ath%C3%A9na-Fidus" class="mw-redirect" title="Athéna-Fidus">Athéna-Fidus</a> et <a href="Sicral_2" title="Sicral 2">Sicral 2</a></td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2014/2015</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Isra%C3%ABl" title="Israël">Israël</a></td>
<td>Observation de la Terre</td>
<td><a href="Agence_spatiale_isra%C3%A9lienne" title="Agence spatiale israélienne">ISA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="V%C3%A9n%CE%BCs" title="Vénμs">Vénμs</a></td>
<td>Fourniture de la caméra superspectrale et du centre de mission</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2017
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a></td>
<td>Suivi des émissions de méthane</td>
<td><a href="Deutsches_Zentrum_f%C3%BCr_Luft-_und_Raumfahrt" title="Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt">DLR</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a></td>
<td><a href="Methane_Remote_Sensing_Mission" class="mw-redirect" title="Methane Remote Sensing Mission">MERLIN</a></td>
<td>Fourniture de la plateforme et intégration</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2020
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="3"><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Allemagne" title="Allemagne">Allemagne</a>,
<p><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Japon" title="Japon">Japon</a>
</p>
</td>
<td>Lanceurs réutilisables
</td>
<td rowspan="3"><a href="Deutsches_Zentrum_f%C3%BCr_Luft-_und_Raumfahrt" title="Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt">DLR</a> <a href="Agence_d'exploration_a%C3%A9rospatiale_japonaise" title="Agence d'exploration aérospatiale japonaise">JAXA</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Callisto_(fus%C3%A9e)" title="Callisto (fusée)">Callisto</a>
</td>
<td>Fourniture des moteurs de contrôle d'attitude et du segment sol
</td>
<td>Premier vol prévu en 2023
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Exploration de <a href="(162173)_Ryugu" title="(162173) Ryugu">Ryugu</a>
</td>
<td><a href="Hayabusa_2" title="Hayabusa 2">Hayabusa2</a>/Mascot
</td>
<td>Fourniture du microscope MicrOmega et de plusieurs systèmes
</td>
<td>Atterrissage&nbsp;: 2018
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Exploration de <a href="Phobos_(lune)" title="Phobos (lune)">Phobos</a>
</td>
<td><a href="Martian_Moons_Exploration" title="Martian Moons Exploration">Martian Moons Exploration</a>
</td>
<td>Fourniture de l'<a href="Astromobile" title="Astromobile">astromobile</a>
</td>
<td>Atterrissage prévu en 2026
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Russie" title="Russie">Russie</a>
</td>
<td>Exploration de <a href="Phobos_(lune)" title="Phobos (lune)">Phobos</a>
</td>
<td><a href="Roscosmos" title="Roscosmos">Roscosmos</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Phobos-Grunt" title="Phobos-Grunt">Phobos-Grunt</a>
</td>
<td>Fourniture des caméras et microscopes et des instruments TDLAS et GC de l'expérience GAP
</td>
<td>Lancement&nbsp;: 2011
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td rowspan="2"><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="Su%C3%A8de" title="Suède">Suède</a>
</td>
<td><a href="A%C3%A9ronomie" title="Aéronomie">Aéronomie</a> et <a href="Astronomie" title="Astronomie">astronomie</a>
</td>
<td rowspan="2"><a href="Agence_spatiale_su%C3%A9doise" title="Agence spatiale suédoise">SNSB</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Odin_(satellite)" title="Odin (satellite)">Odin</a>
</td>
<td>Fourniture du spectromètre acousto-optique (SAO)
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2001
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td>Vol en formation et <a href="Rendez-vous_spatial" title="Rendez-vous spatial">rendez-vous</a>
</td>
<td><a href="Prisma_(satellite_su%C3%A9dois)" title="Prisma (satellite suédois)">Prisma</a>
</td>
<td>Fourniture du sous-système FFRF
</td>
<td>Mise en orbite&nbsp;: 2010
</td>
<td>
</td></tr>
<tr>
<td><span class="flagicon" data-sort-value=""><span class="mw-image-border noviewer" typeof="mw:File"></span></span> <a href="%C3%89mirats_arabes_unis" title="Émirats arabes unis">Émirats arabes unis</a>
</td>
<td>Exploration de la Lune
</td>
<td><a href="Centre_spatial_Mohammed_bin_Rashid" title="Centre spatial Mohammed bin Rashid">MBRSC</a> et <a href="CNES" class="mw-redirect" title="CNES">CNES</a>
</td>
<td><a href="Mission_lunaire_des_%C3%89mirats" title="Mission lunaire des Émirats">Mission lunaire des Émirats</a>
</td>
<td>Fourniture des caméras CASPEX
</td>
<td>Lancement&nbsp;: 2022
</td>
<td>
</td></tr></tbody></table>
<div class="mw-heading mw-heading2"><h2 id="Notes_et_références"><span id="Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Notes et références</h2></div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Notes">Notes</h3></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap"><ol class="references" data-mw-group="N">
<li id="cite_note-10"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-10">↑</a> </span><span class="reference-text">Le projet continue au ralenti et ne sera définitivement abandonné qu'en 1952.</span>
</li>
<li id="cite_note-13"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-13">↑</a> </span><span class="reference-text">. L'Armée de l'Air et la Marine nationale qui tentaient en parallèle de mettre au point un missile répondant au même cahier des charges sans rencontrer plus de succès (Masalca pour la Marine et Matra 431 pour l'Air) durent également arrêter leurs développements.</span>
</li>
<li id="cite_note-20"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-20">↑</a> </span><span class="reference-text">À l'exception du <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_des_t%C3%A9l%C3%A9communications" title="Centre national d'études des télécommunications">Centre national d'études des télécommunications</a> (CNET) qui a fait réaliser quelques petites fusées-sondes utilisant des propulseurs à poudre (Centaure, Bélier…).</span>
</li>
<li id="cite_note-25"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-25">↑</a> </span><span class="reference-text">Caractéristiques annoncées par le ministère des Armées <a href="Pierre_Messmer" title="Pierre Messmer">Pierre Messmer</a> le 27 juin 1960</span>
</li>
<li id="cite_note-35"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-35">↑</a> </span><span class="reference-text">Le satellite franco-allemand de télécommunications Symphonie sera lancé par les américains à condition que ses propriétaires renoncent à toute utilisation commerciale, pour ne pas concurrencer <a href="INTELSAT" class="mw-redirect" title="INTELSAT">INTELSAT</a>, organisation internationale à l'époque étroitement contrôlé par les intérêts américains.</span>
</li>
</ol></div>
</div>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Références"><span id="R.C3.A9f.C3.A9rences"></span>Références</h3></div>
<div class="references-small decimal" style=""><div class="mw-references-wrap mw-references-columns"><ol class="references">
<li id="cite_note-1"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-1">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage"><span class="noarchive">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/3359-en-bref.php"><cite style="font-style:normal; color:var(--color-link-red, #d73333);">Le CNES en bref</cite></a>&nbsp;»<sup class="">(<a rel="nofollow" class="external text" href="https://web.archive.org/web/*/http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/3359-en-bref.php">Archive.org</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/3359-en-bref.php">Wikiwix</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.is/http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/3359-en-bref.php">Archive.is</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&amp;q=cache:http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/3359-en-bref.php">Google</a> • Que faire&nbsp;?)</sup></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-2"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-2">↑</a> </span><span class="reference-text">Extrait du rapport d'activité 2012 du CNES.</span>
</li>
<li id="cite_note-3"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-3">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-off/i3676.asp#P324_13886"><i>rapport Cabal et Revol 2007' page 9</i></a></span>
</li>
<li id="cite_note-4"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-4">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 92</a></span>
</li>
<li id="cite_note-5"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-5">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 76-81</a></span>
</li>
<li id="cite_note-6"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-6">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 103-106</a></span>
</li>
<li id="cite_note-7"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-7">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p.109-116</a></span>
</li>
<li id="cite_note-8"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-8">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://cannes-aero-patrimoine.net/mediawiki/index.php?title=Karl_Thorn">Voir Karl Thorn dans CASPWiki</a></span>
</li>
<li id="cite_note-9"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-9">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 116-123</a></span>
</li>
<li id="cite_note-11"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-11">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart</a>, p. 125</span>
</li>
<li id="cite_note-12"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-12">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 133</a></span>
</li>
<li id="cite_note-14"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-14">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p.134-142</a></span>
</li>
<li id="cite_note-15"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-15">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p.144-145</a></span>
</li>
<li id="cite_note-16"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-16">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 146</a></span>
</li>
<li id="cite_note-17"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-17">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 147</a></span>
</li>
<li id="cite_note-18"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-18">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 150-152</a></span>
</li>
<li id="cite_note-19"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-19">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#FVLA">France Durand - de Jongh 1998</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;37</span>
</li>
<li id="cite_note-21"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-21">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 155</a></span>
</li>
<li id="cite_note-Huwart_157-22"><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 157</a></span>
</li>
<li id="cite_note-23"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-23">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 158</a></span>
</li>
<li id="cite_note-24"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-24">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#OHU">Olivier Huwart p. 160</a></span>
</li>
<li id="cite_note-26"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-26">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage"><span class="noarchive">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html"><cite style="font-style:normal; color:var(--color-link-red, #d73333);">Site de “Nos premières années dans l’espace” par ceux qui y étaient <i>Le programme Pierres Précieuses</i></cite></a>&nbsp;»<sup class="">(<a rel="nofollow" class="external text" href="https://web.archive.org/web/*/http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Archive.org</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Wikiwix</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.is/http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Archive.is</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&amp;q=cache:http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Google</a> • Que faire&nbsp;?)</sup></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-27"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-27">↑</a> </span><span class="reference-text"><span class="ouvrage"><span class="noarchive">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html"><cite style="font-style:normal; color:var(--color-link-red, #d73333);">Site de “Nos premières années dans l’espace” par ceux qui y étaient <i>La création d’une Agence spatiale&nbsp;: les Français à Goddard Space Flight Center en 1962-1963 par J Blamont</i></cite></a><i>&nbsp;»<sup class="">(<a rel="nofollow" class="external text" href="https://web.archive.org/web/*/http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Archive.org</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Wikiwix</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://archive.is/http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Archive.is</a> • <a rel="nofollow" class="external text" href="https://webcache.googleusercontent.com/search?hl=fr&amp;q=cache:http://homepage.mac.com/mbtc/sl/lanceurs/pierresprecieuses/diapo01.html">Google</a> • Que faire&nbsp;?)</sup></i></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-histo-28"><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="Installation_du_CSG_en_Guyane">«&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.cnes.fr/web/3940-installation-du-csg-en-guyane.php"><cite style="font-style:normal;">Installation du CSG en Guyane</cite></a>&nbsp;», <a href="Centre_national_d'%C3%A9tudes_spatiales" title="Centre national d'études spatiales">Centre national d'études spatiales</a> <small style="line-height:1em;">(consulté le <time class="nowrap" datetime="2008-07-25" data-sort-value="2008-07-25">25 juillet 2008</time>)</small></span></span>
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</li>
<li id="cite_note-30"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-30">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#WHU">William Huon p. 58</a></span>
</li>
<li id="cite_note-30anneesCNES-31"><span class="reference-text"><span class="ouvrage" id="IFHE2007">Claude Carlier, Marcel Gilli et all, <cite class="italique">Les 30 premières années du CNES</cite>, La Documentation Française, <time>2007</time> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">978-2-846-08215-0</span>)</small>, <abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr>&nbsp;<span class="nowrap">216-218</span><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=Les+30+premi%C3%A8res+ann%C3%A9es+du+CNES&amp;rft.pub=La+Documentation+Fran%C3%A7aise&amp;rft.au=Claude+Carlier%2C+Marcel+Gilli+et+all&amp;rft.date=2007&amp;rft.pages=216-218&amp;rft.isbn=978-2-846-08215-0&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></span>
</li>
<li id="cite_note-32"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-32">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#HistoireESA19581973vol2">A History of the European Space Agency, 1958 – 1987: Vol. 2 - The story of ESA, 1973 to 1987</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;6</span>
</li>
<li id="cite_note-33"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-33">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#WHU">William Huon p. 70</a></span>
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<li id="cite_note-34"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-34">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#WHU">William Huon p.72-73</a></span>
</li>
<li id="cite_note-36"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-36">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#FVLA">Durand</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;210-211</span>
</li>
<li id="cite_note-37"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-37">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#FVLA">Durand</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;199</span>
</li>
<li id="cite_note-38"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-38">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#FVLA">Durand</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;196</span>
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<li id="cite_note-39"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-39">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#AHE2">Dupas</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;75</span>
</li>
<li id="cite_note-40"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-40">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#AHE2">Dupas</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;81</span>
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<li id="cite_note-A2-79-41"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-A2-79_41-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#AHE2">Dupas</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;79</span>
</li>
<li id="cite_note-42"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-42">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#FVLA">Durand</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;205</span>
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<li id="cite_note-A2-80-43"><span class="reference-text"><a href="#AHE2">Dupas</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;80</span>
</li>
<li id="cite_note-44"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-44">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#FVLA">Durand</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;267-269</span>
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<li id="cite_note-A2-82-45"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-A2-82_45-0">↑</a> </span><span class="reference-text"><a href="#AHE2">Dupas</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;82</span>
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<li id="cite_note-A2-84-46"><span class="reference-text"><a href="#AHE2">Dupas</a>, <abbr class="abbr" title="page(s)">p.</abbr>&nbsp;84</span>
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<li id="cite_note-47"><span class="mw-cite-backlink"><a href="#cite_ref-47">↑</a> </span><span class="reference-text"><a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/3358-les-5-themes-dapplications.php">Site CNES&nbsp;: <i>Les 5 thèmes d'application</i> consulté le 18/2/2009</a></span>
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</li>
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<li><span class="ouvrage" id="AmmarIsraël2015"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <cite class="italique" lang="en">50 ans de coopération spatiale France-URSS/Russie</cite>, Tessier &amp; Ashpool, <time class="nowrap" datetime="2015-12" data-sort-value="2015-12">décembre 2015</time>, 500&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">978-2-909467-14-6</span> et <span class="nowrap">2-909467-14-7</span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=50+ans+de+coop%C3%A9ration+spatiale+France-URSS%2FRussie&amp;rft.pub=Tessier+%26+Ashpool&amp;rft.date=2015-12&amp;rft.tpages=500&amp;rft.isbn=978-2-909467-14-6&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></li>
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<li><span class="ouvrage" id="FVLA">France Durand-De Jongh, <cite class="italique">De la fusée Véronique au lanceur Ariane une histoire d'hommes 1945-1979</cite>, Paris, <a href="%C3%89ditions_Stock" title="Éditions Stock">Éditions Stock</a>, <time>1998</time>, 283&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2-234-04659-9</span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=De+la+fus%C3%A9e+V%C3%A9ronique+au+lanceur+Ariane+une+histoire+d%27hommes+1945-1979&amp;rft.place=Paris&amp;rft.pub=%C3%89ditions+Stock&amp;rft.au=France+Durand-De+Jongh&amp;rft.date=1998&amp;rft.tpages=283&amp;rft.isbn=2-234-04659-9&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></li>
<li><span class="ouvrage" id="OHU">Olivier Huwart, <cite class="italique">Du V2 à Véronique&nbsp;: la naissance des fusées françaises</cite>, Rennes, Marines éditions, <time>2004</time>, 189&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2-915379-19-X</span>, <a href="Biblioth%C3%A8que_nationale_de_France" title="Bibliothèque nationale de France">BNF</a>&nbsp;<span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40061231s.public">40061231</a></span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=Du+V2+%C3%A0+V%C3%A9ronique&amp;rft.place=Rennes&amp;rft.pub=Marines+%C3%A9ditions&amp;rft.stitle=la+naissance+des+fus%C3%A9es+fran%C3%A7aises&amp;rft.au=Olivier+Huwart&amp;rft.date=2004&amp;rft.tpages=189&amp;rft.isbn=2-915379-19-X&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></li>
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<li><span class="ouvrage" id="Harvey2003"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> Brian Harvey, <cite class="italique" lang="en">Europe's Space Program&nbsp;: To Ariane and beyond</cite>, Springer Praxis, <time>2003</time>, 384&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">978-1-85233-722-3</span>, <a rel="nofollow" class="external text" href="https://books.google.com/books?id=kYZBLzW7r4cC&amp;printsec=frontcover">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=Europe%27s+Space+Program&amp;rft.pub=Springer+Praxis&amp;rft.stitle=To+Ariane+and+beyond&amp;rft.au=Brian+Harvey&amp;rft.date=2003&amp;rft.tpages=384&amp;rft.isbn=978-1-85233-722-3&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></li>
<li><span class="ouvrage" id="Verger2002">F. Verger, R Ghirardi, I Sourbès-Verger, X. Pasco, <cite class="italique">L'espace nouveau territoire&nbsp;: Atlas des satellites et des politiques spatiales</cite>, Paris, <a href="Belin_%C3%A9diteur" title="Belin éditeur">Belin</a>, <time>2002</time>, 383&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">2-7011-3194-4</span>, <a href="Biblioth%C3%A8que_nationale_de_France" title="Bibliothèque nationale de France">BNF</a>&nbsp;<span class=" noarchive nowrap"><a rel="nofollow" class="external text" href="https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38985883m.public">38985883</a></span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=L%27espace+nouveau+territoire+%3A+Atlas+des+satellites+et+des+politiques+spatiales&amp;rft.place=Paris&amp;rft.pub=Belin&amp;rft.au=F.+Verger%2C+R+Ghirardi%2C+I+Sourb%C3%A8s-Verger%2C+X.+Pasco&amp;rft.date=2002&amp;rft.tpages=383&amp;rft.isbn=2-7011-3194-4&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></li></ul>
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<li><span class="ouvrage" id="HistoireESA19581973vol2"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> J. Krige et A. Russo avec des contributions de M. De Maria et L. Sebesta, <cite class="italique" lang="en">A History of the European Space Agency, 1958 – 1987&nbsp;: Vol. 2 - The story of ESA, 1973 to 1987</cite> (Monographie), Noordwijk, ESA Publications Division (<abbr class="abbr" title="numéro">n<sup>o</sup></abbr>&nbsp;SP1235), <time class="nowrap" datetime="2000-04" data-sort-value="2000-04">avril 2000</time>, 703&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">92-9092-536-1</span>, <a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.esa.int/esapub/sp/sp1235/sp1235v2web.pdf">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=A+History+of+the+European+Space+Agency%2C+1958+%E2%80%93+1987&amp;rft.place=Noordwijk&amp;rft.pub=ESA+Publications+Division&amp;rft.stitle=Vol.+2+-+The+story+of+ESA%2C+1973+to+1987&amp;rft.au=J.+Krige+et+A.+Russo+avec+des+contributions+de+M.+De+Maria+et+L.+Sebesta&amp;rft.date=2000-04&amp;rft.tpages=703&amp;rft.isbn=92-9092-536-1&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span><div style="margin-left:2em; line-height:1.5;">Histoire de l'agence spatiale européenne de 1973 à 1987</div></li>
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<li><span class="ouvrage" id="Le_Fèvre2011"><span class="ouvrage" id="Marius_Le_Fèvre2011">Marius Le Fèvre, <cite class="italique">L'Espace du rêve à la réalité Un grand bond pour l'Europe spatiale</cite>, Paris, Edition Edite, <time>2011</time>, 463&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">978-2-84608-301-0</span>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=L%27Espace+du+r%C3%AAve+%C3%A0+la+r%C3%A9alit%C3%A9+Un+grand+bond+pour+l%27Europe+spatiale&amp;rft.place=Paris&amp;rft.pub=Edition+Edite&amp;rft.au=Marius+Le+F%C3%A8vre&amp;rft.date=2011&amp;rft.tpages=463&amp;rft.isbn=978-2-84608-301-0&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></span></li></ul>
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<li><span class="ouvrage" id="LOR">Loridant, «&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="http://www.assemblee-nationale.fr/9/rap-off/i2501-t1.pdf"><cite style="font-style:normal;">Sur les orientations de la politique spatiale française et européenne</cite></a>&nbsp;», sur <span class="italique">Assemblée nationale (France)</span>, <time>1989</time> <small style="line-height:1em;">(consulté le <time class="nowrap" datetime="2009-03-04" data-sort-value="2009-03-04">4 mars 2009</time>)</small></span></li>
<li><span class="ouvrage" id="Harvey2003"><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> Brian Harvey, <cite class="italique" lang="en">Europe Space's Program&nbsp;: To Ariane and beyond</cite>, Springer Praxis, <time>2003</time>, 384&nbsp;<abbr class="abbr" title="pages">p.</abbr> <small style="line-height:1em;">(<a href="International_Standard_Book_Number" title="International Standard Book Number">ISBN</a>&nbsp;<span class="nowrap">978-1-85233-722-3</span>, <a rel="nofollow" class="external text" href="https://books.google.com/books?id=kYZBLzW7r4cC&amp;printsec=frontcover">lire en ligne</a>)</small><span class="Z3988" title="ctx_ver=Z39.88-2004&amp;rft_val_fmt=info%3Aofi%2Ffmt%3Akev%3Amtx%3Abook&amp;rft.genre=book&amp;rft.btitle=Europe+Space%27s+Program&amp;rft.pub=Springer+Praxis&amp;rft.stitle=To+Ariane+and+beyond&amp;rft.au=Brian+Harvey&amp;rft.date=2003&amp;rft.tpages=384&amp;rft.isbn=978-1-85233-722-3&amp;rfr_id=info%3Asid%2Ffr.wikipedia.org%3AProgramme+spatial+fran%C3%A7ais"></span></span></li></ul>
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<li><a href="Loi_no_2008-518_du_3_juin_2008_relative_aux_op%C3%A9rations_spatiales" title="Loi no 2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales">Loi n°2008-518 du 3 juin 2008 relative aux opérations spatiales</a></li></ul>
<div class="mw-heading mw-heading3"><h3 id="Liens_externes">Liens externes</h3></div>
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<li><abbr class="abbr indicateur-langue" title="Langue : anglais">(en)</abbr> <a rel="nofollow" class="external text" href="https://satelliteobservation.wordpress.com/2016/11/06/history-of-the-french-reconnaissance-system/">Chronologie des satellites de reconnaissance du programme spatial militaire français</a></li>
<li><abbr class="abbr indicateur-format format-vidéo" title="Vidéo au format mpg, avi…">[vidéo]</abbr> Hugo Lisoir, «&nbsp;<a rel="nofollow" class="external text" href="https://www.youtube.com/watch?v=On6jTzwVtdk">New Space - Le futur du spatial en France - LDDE</a>&nbsp;», sur <span class="lang-en" lang="en"><a href="YouTube" title="YouTube">YouTube</a></span></li></ul>
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